Sémione Sémionovitch est officiellement un looser, chômeur à temps plein. L’annonce de son prochain suicide provoque un séisme parmi ses voisins, et dans l’immeuble communautaire où il vit, les langues se délient.
Ce petit peuple n’est dupe de rien...
La révolution ne tient pas ses promesses, gangrénée par la corruption et une bureaucratie qui roule pour une poignée de dirigeants qui n’ont, de bolchéviques, que l’étiquette. Nicolaï Erdman perçoit ces instants de tension dans son pays, les rêves brisés d’une révolution dévorée par les ambitions d’un tyran. A l’instar de ses amis Meyerhold et Maïakovski, tous trois ressentent les signes annonciateurs de la bascule totalitaire.
Nicolaï Erdman écrit Le Suicidé parce qu’il croit encore l’idéal révolutionnaire possible. Pour Jean Bellorini, cette pièce “prend la forme d’une course effrénée, d’un ballet convulsif de personnages hauts en couleur, d’une farce grinçante truffée de répliques hilarantes”. L’humour est la politesse du désespoir entend-on souvent. Cette sentence prend ici tout son sens. Erdman passera entre les fourches caudines du stalinisme, malgré la censure, la prison et l’exil qu’il connaîtra toute sa vie. Il renoncera définitivement au théâtre après l’interdiction du Suicidé , cette pièce où seuls les morts peuvent dire tout haut ce que les vivants pensent tout bas.
[LA PRESSE EN PARLE]
"Là est la force du spectacle : insuffler mille détails sensibles et drôles pour ne pas désespérer le public. Et rendre ainsi justice à cette ironie si noire de Nicolaï Erdman."Télérama TTTT
"Quand un suicide annoncé devient le moyen d’un passage en revue satirique du régime soviétique, le résultat est réjouissant en même temps qu’inquiétant, d’autant que s’y profile un paysage on ne peut plus actuel" Art Chipels
"Une proposition tout en éclats : entre drôlerie, fulgurances existentielles et saillies du réel." La terrasse
"S'emparant d'une fable politique, [Jean] Bellorini intègre la vidéo dans une mise en scène féroce et drôle." Les Inrocks
"L'histoire de la pièce, qui fut interdite avant même d'être jouée, et sa cible, la violence et l'oppression d'un régime autoritaire sur l'individu, résonnent inévitablement avec l'actualité en Europe, sans toutefois étouffer la portée universelle de l'œuvre." La Croix
"Léger et profond, émouvant et drôle, magistral !" Le Progrès
"Jean Bellorini ressuscite avec brio « Le Suicidé», comédie géniale sur la dépression d'une société soviétique confite dans la terreur." Le Temps
"Jean Bellorini prouve, une nouvelle fois, qu’il est un homme de troupe, en mesure d’insuffler au plateau cette envie de vivre qui permet aux personnages du Suicidé de survivre. " Sceneweb
NAVETTE POUR LE 18 FÉV. 2023
Navette gratuite A/R pour la MC93 à 14h, une navette vous est proposée au départ du Théâtre Nanterre-Amandiers - réserver : ici