TNA Saison 2010-2011


   
Coriolan
 
 
© Christian Ganet

Christian Schiaretti, mise en scène et scénographie

Né en 1955, Christian Schiaretti après des études de philosophie, débute dans les années 80 en fondant sa compagnie avant d’être nommé en  1991 à la tête de la Comédie de Reims qu’il dirige pendant onze ans.

Il y mène une politique de répertoire et débute une fructueuse collaboration avec l’écrivain et philosophe Alain Badiou, qui aboutit aux créations des farces contemporaines : Ahmed le subtil (Festival d’Avignon, 1994), puis Ahmed philosophe (1995), Ahmed se fâche (1995) et Les Citrouilles (1996). Par la suite, c’est le poète Jean-Pierre Siméon, qui accompagne la trajectoire artistique de la Comédie de Reims, pour un travail autour du questionnement de la langue. Le Théâtre et la Poésie ne sont-ils pas les lieux manifestes de cette question ? Quatre pièces ont été créées à partir de cette collaboration : D’entre les morts (1999), Stabat mater furiosa (1999), Le Petit Ordinaire (2000), La Lune des pauvres (2001). En 1998, Christian Schiaretti et Jean-Pierre Siméon, conçoivent un événement autour de la langue et de son usage intitulé : Les Langagières.

Christian Schiaretti a été président du SYNDEAC de septembre 1994 à septembre 1996.

En  2002, Christian Schiaretti est nommé à la tête du Théâtre National Populaire de Villeurbanne.

Il  y a créé  notamment, L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill (2003) ;  Père de August Strindberg et L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel (2005) ; Coriolan de Shakespeare création en 2006, qui a reçu le Prix Georges- Lerminier 2007, décerné par le Syndicat professionnel de la Critique, repris au Théâtre Nanterre- Amandiers en 2008.
En 2006, à l’invitation de Théâtre Ouvert, il a mis en espace Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche de Hervé Blutsch. L’aventure théâtrale de Christian Schiaretti est également jalonnée de rencontres avec des comédiens tels que Nada Strancar avec laquelle il monte notamment Jeanne, d’après Jeanne d’Arc de Péguy en 1999 / 2000, présenté au Théâtre national de la Colline et Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht en 2001/ 2002 (Prix Georges- Lerminier 2002 du Syndicat professionnel de la Critique).

En mars 2007, il a présenté avec les comédiens de la troupe du TNP, trois comédies de Molière, Sganarelle ou le Cocu imaginaire; L’École des maris; Les Précieuses ridicules suivies en  novembre de La Jalousie du Barbouillé et du  Médecin volant.

Avec Jean-Claude Malgoire, il réalise, à l’automne 2007, Nada Strancar chante Brecht/Dessau.

En mars 2008, il  crée Par-dessus bord de Michel Vinaver, jouée pour la première fois en France dans sa version intégrale. Pour cette mise en scène, il reçoit le Grand Prix du Syndicat de la Critique, pour le meilleur spectacle de l’année 2008.

Dès son arrivée au TNP, il a entamé une étroite collaboration avec l’ENSATT où il enseigne toute l’année. Il a mis en scène avec les élèves, Utopia d’après Aristophane, en 2003, L’Épaule indifférente et la Bouche malade de Roger Vitrac, en 2004, et en 2006, trois pièces de  Maeterlinck formant un triptyque : Les Aveugles, Intérieur, La Mort de Tintagiles puis en 2007, Les Visionnaires de Jean Desmarets de Saint- Sorlin.

Il a fait entrer au répertoire de Comédie-Française Aujourd’hui ou les Coréens de Michel Vinaver (Théâtre du vieux Colombier - 1993) et Le Grand Théâtre du monde, suivi du Procès en séparation de l’Âme et du Corps, de Pedro Calderón de la Barca, (Salle Richelieu - 2004)

A la demande de la famille de Paul Claudel, il est depuis 2005, Président de  l’Association pour un Centre Culturel de Rencontre à Brangues, qui à partir de l’oeuvre de Paul Claudel, pose la question de la poésie dramatique au travers de l'exégèse, la transmission, l'élaboration des textes inouïs. Il y invite chaque année de nombreuses personnalités, auteurs, comédiens, metteurs en scènes, dramaturges qui interrogent le monde et sa scène dans le sens où l’entendent les poètes.



  Le Théâtre Nanterre-Amandiers est membre de l'Union des Théâtres de l'Europe.