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Biographie Razerka Ben Sadia-Lavant

Razerka Ben Sadia-Lavant

C’est d’abord la rencontre avec l’écriture contemporaine et le désir de promouvoir des expressions artistiques parlant de notre temps qui ont conduit la metteure en scène Razerka Ben Sadia-Lavant à créer des textes inédits d’auteurs vivants.

 

En 1999, elle fonde la compagnie Objet direct afin de pouvoir structurer et développer son travail de production et de création. Pendant 6 ans, elle s’est consacrée à la mise en scène des textes de Nicolas Fretel (travaillant également à leur édition chez Actes Sud – Papiers) : Un garçon sensible – et le projet H.L.A.

À travers le théâtre qu’elle propose, Razerka Ben Sadia-Lavant éclaire et met en valeur la capacité de l’homme à résister. Son théâtre réunit des artistes d’univers variés, elle métisse des influences diverses et utilise d’autres disciplines artistiques, recherchant une conversation sur l’homme avec les hommes.

 

La musique est le principal partenaire de son travail scénique. Chaque mise en scène est une création musicale qui offre l’occasion d’explorer des genres multiples au gré des enjeux dramaturgiques. Elle confie ses créations à des musiciens phares de la scène contemporaine : Mich Ochowiack du groupe Les Négresses Vertes, Doctor L (entre autres batteur du groupe de rap Assassin, créateur de la bande-son du film La Haine de Mathieu Kassovitz et collaborateur de Rodolphe Burger), et aujourd’hui Mehdi Haddab, membre fondateur des groupes Ekova, DuOud et Speed Caravan.

 

Après l’exploration de l’écriture de Nicolas Fretel, Razerka Ben Sadia-Lavant surprend en chorégraphiant un solo de danse contemporaine sur la nouvelle érotique de Marguerite Duras L’Homme assis dans le couloir. Sarah Crépin y danse accompagnée des voix de Jacques Dutronc et de Tal Beit-Halachmi (spectacle créé au Théâtre national de la Colline).

 

En 2010, elle met en scène Timon d’Athènes de William Shakespeare. Pour révéler les liens de parenté qui existent entre l’écriture du dramaturge anglais et celle des poètes contemporains que sont les rappeurs, elle rassemble de grands artistes d’horizons divers. La rappeuse Casey, le slameur français D’de Kabal, le slameur américain Mike Ladd et les comédiens Denis Lavant et Marie Payen s’emparent du texte, accompagnés par les instruments de Doctor L (batterie, machines et guitares).

 

Toujours en 2010, Razerka Ben Sadia-Lavant réunit Dominique Blanc, Denis Lavant et Doctor L dans Le grand sommeil, de Raymond Chandler, sur la scène de l’auditorium de la BNF. Sans utiliser d’image ou de projection, cette lecture plonge le public dans le climat cinématographique d’un polar noir des années cinquante.

 

Sa rencontre avec le poète Edouard Glissant permet à Razerka Ben Sadia-Lavant de proposer des formes originales rassemblant comédiens, chanteurs, poètes dans 10 mai, mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions à la Maison des Métallos (lecture des textes rassemblés par Edouard Glissant à partir de l’ouvrage éponyme) et dans Anthologie du Tout-Monde sur le grand plateau de L’Odéon -Théâtre de l’Europe.

 

Razerka Ben Sadia-Lavant accorde une importance particulière au public. Elle envisage son théâtre comme un dialogue, une rencontre autour d’une réflexion sur la condition humaine et son débordement.

Depuis quelques années, elle conjugue son travail artistique de mise en scène avec un travail d’ateliers à destination d’un public scolaire, menant avec les enseignants, un travail d’éducation artistique et d’éducation culturelle.

 

A travers ces ateliers, elle cherche non seulement à développer la sensibilité des adolescents, mais aussi à leur faire acquérir des outils de compréhension de notre monde.