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Biographie Marivaux

Marivaux, 1688 – 1763

Né à Paris, Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux étudie au Collège de l’Oratoire à Riom avant de s’inscrire dès 1710 à la Faculté de droit de Paris.

Une première comédie jouée dans un cercle d’amateurs et publiée en 1712, Le Père prudent et équitable ou Crispin l’heureux fourbe, puis des romans dans le genre picaresque et quelques contributions journalistiques au Nouveau Mercure lui font une position reconnue dans les milieux littéraires de Paris.

 

En 1720, Marivaux donne aux comédiens italiens une comédie, Arlequin poli par l’amour, et aux comédiens français une tragédie, Annibal. La première réussit, l’autre échoue. Après avoir décroché enfin sa licence de droit, Marivaux fonde un journal sur le modèle du Spectator anglais, Le Spectateur français (qui paraît de 1721 à 1734).

 

Devenu l’intime des comédiens italiens, il leur écrit sur mesure, entre 1722 et 1740, dans le langage « de la conversation », des comédies d’un ton nouveau dont la dramaturgie se fonde sur les « mouvements » de la sensibilité : La Surprise de l’amour, La Double Inconstance, Le Prince travesti, La Fausse suivante, L’Ile des esclaves, L’Héritier de village, La Colonie, Le Jeu de l’amour et du hasard, Le Triomphe de l’amour, L’École des mères, L’Heureux stratagème, La Mère confidente, Les Fausses confidences, La Joie imprévue, Les Sincères et l’Épreuve.

 

Le jeu vif et allègre des comédiens italiens lui plaît infiniment mieux que le jeu lent et apprêté des comédiens français, à qui pourtant – car la reconnaissance officielle passe par là – il confie neuf comédies dont trois seulement remportent un véritable succès : La Seconde surprise de l’amour en 1727, Le Legs en 1736 et Le Préjugé vaincu en 1746.

 

Et tandis qu’il continue son œuvre de journaliste, il s’attelle à deux romans, La Vie de Marianne, qu’il met dix ans à publier entre 1731 et 1741, et Le Paysan parvenu en 1734-1735, qui reflètent assez la philosophie de l’auteur, son goût de l’analyse psychologique et son attitude de moraliste face à une société de classes qu’il conteste.

 

Élu à l’Académie française en 1741, Marivaux se consacre dès lors à une forme plus philosophique de littérature, privilégiant l’essai. Ses dernières comédies, bien que publiées, ne sont pas jouées.