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Biographie Luk Perceval

Luk Perceval est né en 1957. Ayant d’abord fréquenté le théâtre d’amateurs, il décide en 1976 de poursuivre une formation d’acteur au Conservatoire de théâtre d’Anvers, où il donnera aussi des cours. En 1980, il signe un contrat avec le théâtre anversois, le Koninklijke Nederlandse Schouwburg (KNS), le théâtre royal d’expression néerlandaise considéré comme l’un des plus grands théâtres en Flandre. Comme dans tous les grands théâtres, la structure rigide et le fonctionnement hiérarchique du KNS laissent peu de place pour des confrontations et des innovations artistiques. Aussi, de par son mécontentement du fonctionnement asphyxiant d’un théâtre qu’il considère comme « mort », Luk Perceval décide-t-il de quitter le KNS et de fonder, en 1984, avec quelques partisans – entre autres Guy Joosten – la Blauwe Maandag Compagnie.

Leur premier exploit, Don Quichot, adaptation du roman de Cervantès, sera suivi de Othello (1986) de Shakespeare et de Een stuk van twee dagen (1987) de Handke, mises en scène qui établiront le renom de la compagnie. Puis il y aura La Mouette (Tchekhov, 1988), Strange Interlude (O’Neill, 1990), All for Love (Dryden, 1993) et Joko (Topor, 1993).

 

En 1995, Luk Perceval et l’auteur flamand Tom Lanoye adaptent l’ensemble des drames historiques de Shakespeare en une pièce de onze heures, Ten Oorlog. Cette adaptation représente également le point d’arrivée de la compagnie, qui décide de fusionner avec une autre compagnie. Et c’est avec le KNS – la compagnie que Luk Perceval avait quittée en 1984 – que la Blauwe Maandag Compagnie décide de conjuguer ses forces. La Toneelhuis voit le jour, et Luk Perceval entame la saison 1999-2000 et tant que directeur artistique de cette maison du théâtre.

 

En 1999, Luk Perceval monte Schlachten!, la version allemande de Ten Oorlog, en coproduction avec la Schauspielhaus Hamburg et le Salzburger Festspiele. Puis suit une version allemande de Aars!, autre spectacle de Luk Perceval, en coproduction cette fois avec le Holland Festival. Il y aura également des productions strictement allemandes: Traum im Herbst (Fosse, 2001) et Othello (Shakespeare, 2003) avec les Münchener Kammerspiele, et Das kalte Kind (von Mayenburg, 2002) et Andromak (Racine, 2003) pour la Schaubühne de Berlin. En 2002, il met en scène L. King of Pain, coproduction de la Toneelhuis, Bruges 2002, Schauspiel Hannover, Schauspielhaus Zurich et Arhus Festuge. Les acteurs étant de différentes nationalités, la langue du King Lear de Shakespeare est un mélange d’allemand, de néerlandais et de français, ce qui donne un langage qui peut franchir les frontières linguistiques et reste (in)compréhensible pour tous.

En outre, chaque année, Perceval réalise pour la Toneelhuis deux mises en scène qui, d’une part, montrent l’intérêt que porte le metteur en scène pour les jeunes auteurs de théâtre: Het kouwe kind du jeune dramaturge berlinois Marius von Mayenburg et Asem de Thomas Jonigk. Pour Aars!, une adaptation de l’Orestie, il a travaillé avec l’auteur flamand Peter Verhelst. À côté de son désir de jeter des bases d’un répertoire contemporain, Luk Perceval adapte radicalement certaines pièces de répertoire: Andromak (Racine, 2002), Oom Vanja (Tchekhov,2003) et Macbeth (Shakespeare, 2004).

 

À partir de la saison 2005-2006, Perceval sera lié comme metteur en scène à la Schaubühne de Berlin et lèguera la direction artistique de la Toneelhuis à Josse De Pauw (pour la saison 2005-2006) et à Guy Cassiers (à partir de 2006-2007).