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Biographie Jean-Michel Déprats

C’est en 1980 que Jean-Michel Déprats réalise un coup d’essai et un coup de maître : traduire Peine d’amour perdues pour Jean-Pierre Vincent, alors que cette pièce avait la réputation d’être difficilement traduisible. Lui qui décrit la pièce comme « un feu d’artifice de jeux de mots » s’agace de voir en note « jeux de mots intraduisibles ».

 

Mais Jean-Michel Déprats a cette particularité d’avoir approché de près un plateau de théâtre, lui qui travaillait la mise en scène avec sa Compagnie du théâtre de la Colline au début des années 70. Depuis, il enseigne la littérature anglaise à l’université de Paris X – Nanterre. Il a traduit également Coriolan pour Bernard Sobel, Richard III pour Georges Lavaudant, Macbeth pour Jean-Pierre Vincent et Matthias Langhoff, Roméo et Juliette pour André Serres… Et bien sûr le théâtre complet de Shakespeare pour la Pléiade. 38 pièces. Sa méthode ? Dire le texte : il s’enregistre sur des cassettes qu’il fait décrypter. «Cela (lui) permet de ne jamais oublier qu’au théâtre il s’agit toujours de dire».

 

De son travail sur Richard III, Jean-Michel Déprats garde un souvenir douloureux : «Pendant des années, je m’étais joué Richard III à moi-même : «Now is the winter of our discontent…» C’était comme un arrachement, je me disais, ce n’est pas possible en français, on ne peut pas y arriver. J’ai été content d’avoir pu trouver : «Or voici l’hiver de notre déplaisir…» . De sentir la pulsation comme un écho.»