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Biographie Bruno Boëglin

Bruno Boëglin

« Bruno Boëglin, écrit Brigitte Salino, est né à Lyon en 1951, mais il n’a pas d’âge. Un éclat d’enfance l’en protège. Il fait du théâtre depuis l’adolescence. Son talent, tissé d’humour et de poésie voyageuse, et son caractère aussi fantasque qu’obstiné l’ont écarté d’une carrière normale. Il a longtemps dirigé l’Eldorado, théâtre aux allures de music-hall décrépit […]. Quand la salle a fermé pour des raisons de sécurité en 1986, il a brièvement pris la tête du Centre Dramatique National des Alpes, à Grenoble. Depuis, il est revenu à Lyon, où il a une compagnie, le Novothéâtre. ».

 

Bruno Boëglin est à la fois comédien, auteur et metteur en scène. En 1968, il réalise sa première mise en scène Jacques ou la soumissionde Eugène Ionesco.

Avec une générosité et une curiosité également inlassables, Bruno Boëglin a présenté et parfois interprété plus de quarante spectacles, dans des théâtres, des écoles, des usines, ou à l’air libre, montant aussi bien ses propres textes que de nombreuses adaptations de Rimbaud, Malcolm Lowry, Bram Stocker, Dostoïevski. L’une d’elles,Pan Theodor Mundstock, d’après Ladislav Fuks, a obtenu en 1994 le Prix du meilleur spectacle créé en province, décerné par le Syndicat de la critique dramatique. Quant aux pièces de théâtre, elles ont donné lieu à des créations aussi mémorables que La Novia, dont il signe le texte (1975), Six personnages en quête d’auteur de Pirandello en 1986, ou encore Gertrud de Hjalmar Söderberg en 1987, entre autres. La passion aventureuse de Boëglin lui a fait entre autres aborder Plaute, Gombrowicz, Oscar Panizza, Shakespeare, Ferenc Molnar, Edward Bond ou Bernard-Marie Koltès, un ami dont il monte Sallinger (texte qu’il avait commandé à l’écrivain) dès 1978. Il crée Roberto Zuccoen 1991. Ce sont d’ailleurs les récits de Koltès sur le Nicaragua qui le poussent à faire le voyage là-bas.

 

Dès 1989, Bruno Boëglin monte un premier spectacle à Managua, capitale du Nicaragua : El Interrogatorio.

Six ans après, Bruno Boëglin met en scène, non loin de la frontière du Honduras, El Naufrago, trouvant l’inspiration pendant sa descente en pirogue du fleuve Rio Coco, spectacle qu’il voulait offrir aux huit cents Indiens Miskitos de Waspam avant de le faire revenir à Paris, coproduit par l’Odéon. Depuis Pinocchio, présenté à l’Odéon en 1999, Boëglin a notamment monté Les Aventures de soeur Solange (dont il signe le texte) en 2001, Brautigan (d’après l’oeuvre du romancier américain Richard Brautigan) en 2003, Les Bonnes, de Jean Genet, en 2004.

 

En 1979, lors de la création de Septem Dies, Georges Lavaudant a dit de lui :

« sentimental, concret, diabolique, idiot et humoristique, Boëglin déplace tranquillement certaines limites conventionnelles de la scène, sans cris ni déclarations tapageuses. Bruno nous dévoile quelques-uns de ses souvenirs cachés […] qui ont plus à voir avec une enfance peuplée de poupées de chiffons, de marionnettes et de contes effrayants que de Fables sociales. Chacun de ses spectacles comporte au moins une séquence qui me laisse pantois, les yeux humides, le corps traversé de frissons. (…) Bruno tient au creux de ses mains les dernières étincelles d’une pensée naïve, c’est-à-dire le contraire d’une pensée simpliste.

Créations et mises en scène des dix dernières années

  • Noticias del Caribe de Bruno Boëglin en 1989
  • Rixe et Simoun de Jean-Claude Grumberg en 1990
  • Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès en 1991
  • Jackets ou la main secrète d’Edouard Bond en 1992-93
  • Pan Theodor Mundstock d’après Ladislav Fuks en 1993-94
  • El Naufrago de Bruno Boëglin en 1997
  • Pinocchio adaptation de Bruno Boëglin en 1999
  • Gracias a dios – Poca Madre de Bruno Boëglin, Carlos Calvo et Catherine Marnas en 1999
  • Les Aventures de sœur Solange de Bruno Boëglin en 2001
  • Brautigan d’après l’œuvre du romancier Brautigan en 2003
  • Les Bonnes de Jean Genêt en 2004
  • Sur la grand’route de Tchekov en 2006