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Biographie Anna Kavan

Anna Kavan

Anna Kavan, de son vrai nom Helen Emily Woods, écrivain et nouvelliste anglaise naît à Cannes (France) en 1901. Mal aimée par une mère dominatrice, elle est élevée dans divers pensionnats en Europe et aux États Unis avant de terminer ses études en Angleterre. Son père se suicide alors que la famille réside en Californie, l’année de ses treize ans.

 

Mariée (et divorcée) deux fois, elle épouse en premières noces Donald Fergusson en Birmanie, à l’âge de dix-sept ans ; Anna Kavan commence à écrire à cette époque, donne naissance à un fils, Brian qui mourra pendant la seconde guerre mondiale. Ses six premiers livres, écrits durant les années vingt et publiés sous son nom de femme mariée, Helen Fergusson, sont des romans de formes classiques, mais déjà un personnage du nom d’Anna Kavan apparaît dans le roman Let me alone (Laissez-moi ma solitude, 1930).

 

Au début des années trente, Anna Kavan contracte un second mariage (le premier a assez vite échoué) avec Stuart Edmonds, et, tout en continuant à écrire elle s’oriente vers la peinture. Dix ans plus tard, dix années marquées par un second divorce, deux séjours en hôpital psychiatrique, un recours de plus en plus intensif à la drogue, elle publie un recueil de nouvelles inspirées de son expérience, Asylum piece (1940) qu’elle signe du nom d’Anna Kavan. La deuxième guerre mondiale a éclatée, elle part pour New York et s’occupe pendant quelques temps de recherche au sein d’une unité psychiatrique militaire. Elle retourne à Londres en 1942, où elle collabore à la prestigieuse revue Horizon.

 

Après la guerre, romans et nouvelles se succèdent, sans qu’aucune de ses œuvres hallucinées parviennent à s’imposer. En 1967 paraît Ice (Neige, pour la traduction française) qui attire l’attention du romancier de science-fiction Brian Aldiss : il le choisit comme meilleur ouvrage de science-fiction de l’année, bien qu’il n’appartienne nullement à cette catégorie. Un an après, Anna Kavan est retrouvée morte à son domicile, terrassée par une overdose d’héroïne. Peter Owen, son éditeur depuis 1956, publie à titre posthume deux recueils de nouvelles inédites, Nouvelles d’une vie (1970), My soul in China (Mon âme en Chine, 1975). Lawrence Durell a été un des premiers en France à saluer cet écrivain rare qu’il considérait comme « appartenant à la grande tradition subjective féminine illustrée par Virginia Woolf, Djuna Barnes, Anaïs Nin ».

 

d’après Claire Malroux, dictionnaire des Auteurs, éd. Laffont

 

Le long séjour d’Anna Kavan en Nouvelle-Zélande, les paysages froids et désolés de la région, lui aurait inspiré le cadre général du roman Ice. L’histoire évoque une fin du monde imminente, un monde qui serait pris par la glace.