Affiche

Pascal Béjean / Frédérique Plain photographiée le 25 mars 2010

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée / On ne saurait penser à tout

Du 11 mars au 09 avril 2011

Planétarium
À 21H — Relâche le lundi

►le dimanche à 16h

 

IL FAUT QU’UNE PORTE SOIT OUVERTE OU  FERMÉE / ON NE SAURAIT PENSER A TOUT

Texte Alfred de Musset  

Mise en scène  Frédérique Plain

 

Scénographie et costumes  Delphine Sainte-Marie

Lumière  Éric Rossi

Son Benjamin Furbacco

 

Avec : Jean-Jacques Blanc, Rodolphe Congé, Johan Daisme, Jonathan Manzambi, Caroline Piette

 

Tout le talent théâtral de Musset dans deux petites comédies « à proverbe » aux dialogues alertes et rythmés, véritables petits trésors à redécouvrir, qui sous une apparente fantaisie savent dire la complexité des rapports humains en général et des rapports amoureux en particulier. Ces petites comédies, qui ont connu un très grand succès à leur création, sont tombées dans l’oubli et considérées comme mineures. C’est pour cela que Frédérique Plain veut les faire entendre de nouveau dans leur radicalité, leur drôlerie, leur légèreté, leur incroyable « modernité ».

 

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée est une discussion/débat sur l’amour, en même temps qu’une scène de séduction amoureuse. Cet écart passionnant entre les allégations des protagonistes et le rapport qui s’instaure entre eux, contredisant pleinement ces allégations, fait toute la saveur de la pièce.

 

On ne saurait penser à tout est une pièce plus anarchique. Le vieux baron y représente la caricature de la société corsetée du second Empire, tandis que le marquis et la comtesse sont déjà dans une autre époque, plus libre en apparence, voulant s’aimer « librement », sans se plier aux règles. Cette pièce a des allures de fantaisie mais, dans sa folie même, elle porte en germe un puissant moteur de dérision et de contestation des normes établies.

 

Alfred de Musset, né à Paris en 1810, est issu d’une famille aisée et cultivée. Il fréquente dès 17 ans le cénacle romantique de Charles Nodier et se consacre à l’écriture poétique et théâtrale. Il mène en parallèle une vie de dandy débauché. Après l’échec cuisant de sa première comédie en prose, il décide de s’affranchir des contraintes de la scène de son temps en continuant à écrire « un spectacle dans un fauteuil » : un théâtre destiné à être lu et non pas à être représenté. Sa célèbre liaison avec George Sand marque la période la plus heureuse et la plus productive de sa vie. Dès 26 ans, il a écrit presque toute son œuvre : Les Caprices de Marianne, Lorenzaccio, Fantasio, On ne badine pas avec l’amour, Les Nuits, La Confession d’un enfant du siècle… Précocement usé par l’alcool, la dépression et la débauche, sujet à des crises de folie, il écrit de moins en moins et meurt à Paris en mai 1857, à l’âge de 47ans.

 

Après une agrégation d’histoire et une formation de comédienne, Frédérique Plain choisit de se consacrer à la mise en scène. Elle est l’assistante de Jean-Pierre Vincent depuis 2003, ayant collaboré avec lui à six spectacles. Parallèlement, elle a aussi travaillé avec Gildas Milin, Claire Lasne, Alain Françon, et enseigné en Arts du spectacle à l’université Paris 8. Spécialiste de Musset (elle termine actuellement une thèse sur les mises en scène de Lorenzaccio), elle a participé à de nombreuses publications dans le domaine du théâtre, notamment dans Europe, Le Journal et Les Nouveaux Cahiers de la Comédie-Française.

 

Coproduction : Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône/ Théâtre Nanterre-Amandiers / L’Alarme à l’œil – Compagnie Frédérique Plain.

Avec la participation du Jeune Théâtre national.

 

Durée : 2h00


 

 

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