Affiche

RMN / Gérard Blot

Médée

Du 12 novembre au 13 décembre 2009

A l'atelier
20h30 — Relâche le lundi - Dimanche à 15h30
Durée : 1h40






Texte Max Rouquette
Mise en scène Jean-Louis Martinelli
Musique Ray Lema

Scénographie Gilles Taschet     
Lumière Jean-Marc Skatchko     
Collaboration artistique Florence Bosson
Son Philippe Cachia
Costumes Patrick Dutertre
Coiffures, maquillage Françoise Chaumayrac
Traduction des chœurs en bambara Habib Dembele et Odile Sankara

 


avec Assetou Demba, Ténin Dembele, Adiaratou Diabate, Haoua Diawara, Yawe Issa Diarra, Bakary Konate, Karidia Konate, Mariam Kone, Fatimata Kouyaté, Odile Sankara, Moussa Sanou, Hamadou Sawadogo, Blandine Yaméogo et deux enfants


Le texte Médée est publié aux Éditions Espaces 34.

Lors d’un voyage au Burkina Faso en 2001, Jean-Louis Martinelli, saisi par l’évidente dimension tragique de l’Afrique, décide de mettre en scène le texte de Max Rouquette, lumineusement inspiré de la Médée d’Euripide. Il créera le spectacle en septembre 2003, au Théâtre Nanterre-Amandiers.
L’an passé Renato Quaglia, directeur du Festival de Naples, demande à Jean-Louis Martinelli de reprendre ce spectacle. Ce fut l’occasion de revisiter ce texte et d’en proposer une nouvelle version, plus brute que la précédente. Médée et les femmes du chœur sont déplacées loin de la beauté sauvage de l’Afrique et transportées dans un lieu précaire à la périphérie d’une ville : campement provisoire, centre de rétention… ?
Gilles Taschet proposera une scénographie qui s’inscrira dans l’atelier de construction du théâtre.

 « … La violente beauté de la protagoniste Odile Sankara donne à sa révolte sanglante la valeur et la force du refus d’un être capable de sacrifier ses enfants, pendant que dans cet espace ondulé et libre entre terre et ciel, le chœur noir donne parfois, dans des temps modulés, à entendre la musicalité splendide de sa langue pour chanter les psaumes de la vie et de la mort ».
  Franco Quadri de La Repubblica, le 16 juin 2008

Max Rouquette est né en 1908 à Argelliers, en Languedoc. A partir de 1927, cet ancien médecin écrit en occitan et traduit ses textes en français. S’il a choisi la langue d’oc, c’est par fidélité à son enfance, par admiration pour une langue que nulle modernité n’a jamais entamée. Homme de théâtre (Le Médecin de Cucugnan, éd. L’Avant-Scène ; Médée, éd. Espaces 34), poète (Les Psaumes de la nuit, éd. Obsidiane ; Le Tourment de la Licorne, éd. Jorn) et romancier (Le Corbeau rouge, éd. de Paris), il est considéré comme le plus grand écrivain occitan de sa génération. Il nous a quittés en 2005.

Co-production : Théâtre Nanterre-Amandiers et Napoli Teatro Festival Italia.
 

 

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