Affiche

RMN / Jean-Gilles Berizzi

Épousailles et représailles

Du 30 mars au 17 avril 2010

Planétarium
À 21h sauf le dimanche à 16h — Relâche le lundi - Relâche 3, 4 et 7 avril
Durée : 1h30

 





Dyptique librement inspiré de Hanokh Levin
Texte français Laurence Sendrowicz et Emmanuel Moses
Mise en scène Séverine Chavrier


Avec  
Séverine Chavrier, Bénédicte Cerutti, Emmanuel Faventines, Céline Milliat et Laurent Papot

Scénographie  Vincent Gadras
Lumière  Jean-Marc Skatchko 

Régie lumière Coralie Pacreau
Son  Philippe Perrin
Vidéo Stéphane Lavoix
Images Stéphane Caroff       

 
Épousailles et représailles
est l’occasion de découvrir l’univers d’une des collaboratrices artistiques de Jean-Louis Martinelli, pour Schweyk de Bertolt Brecht où elle a travaillé à l’adaptation des musiques d’Eisler avec Rodolphe Burger, Kliniken de Lars Norén et Les Fiancés de Loches de Georges Feydeau où elle était pianiste, comédienne et répétitrice de l’équipe artistique. Dans Épousailles et représailles, elle va nous entraîner dans trois histoires, trois couples, trois romances acides…

Dans ces nouvelles récemment traduites sous le titre Histoires sentimentales sur un banc public, Levin, avec l’écriture irrévérencieuse et libre qui lui est propre, dessine comme dans ses comédies une figure de l’« homme sans qualité » : personnage velléitaire, anti-héros pris dans un désir farouche de vivre et une incapacité à donner corps à ses plus folles envies, modeste par défaut, impuissant à l’excès.
Que ce soit la femme qui vacille jusqu’à redevenir une petite fille pleurnicharde et ingrate dans de véritables séances de postillonnage et de coups de pied au cul, ou l’homme qui s’abîme dans la longue contemplation de l’arrière-train d’une femme endormie, « escarpé, majestueux et charnu », Levin nous montre des individus incapables de concrétiser leurs aspirations. Et toute son écriture pourrait bien se prévaloir de cet aphorisme nietzschéen : « Qu’est-ce que l’homme ? Un éclat de rire ou une honte qui fait mal ».

Né à Tel-Aviv en 1943, prématurément décédé en 1999, Hanokh Levin laisse derrière lui une œuvre impressionnante. Il commence sa carrière en écrivant des satires politiques et il est l’auteur d’un cinquantaine de pièces de théâtre, dont une dizaine ont été montées en France. En parallèle à ses créations théâtrales, Levin a publié un recueil de poésie et deux ouvrages de textes en prose. Figure majeure du théâtre contemporain israélien, Hanokh Levin livre une pensée d’une rare liberté. Largement inspiré par la société israélienne, ses dérives, ses mutations, il invente, dans un langage théâtral direct, une forme de tragi-comédie moderne, mélange de provocation, d’humour et de poésie, mais aussi de cruauté et de compassion pour le genre humain.
Après une hypokhâgne, Séverine Chavrier obtient une médaille d’or et un diplôme du Conservatoire de Genève en piano, ainsi qu’un premier prix d’analyse musicale. Puis, elle suit différents stages où elle se forme auprès de Joseph Nadj, Félix Prader, Rodrigo Garcia, Christophe Rauck, Philippe Minyana, Éloi Recoing et Darek Blinski. Elle a été également l’élève de Michel Fau aux Cours Florent. Elle a collaboré au dernier album de Françoise Hardy, pour Emi. En 2009, elle travaille sur deux créations de François Verret, Cabaret et Do you remember no I don’t.

Le texte de Epousailles et Représailles fait partie du recueil Histoires sentimentales sur un banc public, publié aux éditions Stock.

Co-production : Théâtre Nanterre-Amandiers / compagnie La Sérénade Interrompue

La compagnie La Sérénade Interrompue bénéficie du dispositif de compagnonnage auprès de la compagnie François Verret et de l'aide à la production de la DRAC Ile-de-France.

 

En partenariat avec

France Culture

                             
Télérama

 
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