Casimir et Caroline
Du 02 au 07 octobre 2009
Grande Salle
Vendredi 2, samedi 3, mardi 6 et mercredi 7 : 20h30 - Dimanche 4 : 16h
Durée : 2h20
Texte Ödön von Horváth
Mise en scène Johan Simons, Paul Koek
Avec Elsa May Averill, Reinout Bussemaker, Els Dottermans, Frank Focketyn,Wim Opbrouck, Judith Pol, Yonina Spijker, Inke Trekker, Louis van Beek,
Kristof Van Boven, Oscar Van Rompay
Musiciens Rik Elstgeest, Bo Koek, Ton van der Meer, John van Oostrum
Régie musicale Paul Koek
Dramaturgie Paul Slangen
Scénographie Bert Neumann
Composition musicale Veenfabriek
Costumes Nina von Mechow
Lumières Lothar Baumgarte
Traduction (version française) : Anne Rogghe et Jean-Philippe Bottin
Nous avons choisi de vous faire découvrir cette saison deux spectacles d’un des metteurs en scène les plus singuliers du théâtre européen, Johan Simons : Casimir et Caroline et Deux voix.
Casimir et Caroline est l’une des pièces populaires de critique sociale les plus importantes de la première moitié du XXe siècle. L’histoire se déroule lors d’une fête foraine. L’atmosphère festive contraste totalement avec le drame amoureux dont nous sommes témoins. En dépit de leur amour, Casimir et Caroline ne parviennent pas à échapper à leur condition sociale. Horváth lui-même avait commenté : il s’agit de la balade du chauffeur sans emploi Casimir et de sa future…, une balade pleine d’un tranquille chagrin, adoucie par l’humour ; ou tout du moins par cette sorte de conscience quotidienne de ce que « nous finissons tous par mourir un jour ».
Casimir et Caroline, dans une mise en scène signée Johan Simons et Paul Koek, devient un tourbillon de théâtre musical où acteurs et musiciens racontent ensemble cette histoire d’amour.
Détenteur d’un passeport hongrois, Ödön von Horváth se défend toute sa vie d’une appartenance à une nation. Fils d’un diplomate austro-hongrois, il grandit dans différentes villes : de Belgrade à Budapest en passant par Vienne, Presbourg et enfin Munich, où il décide de poursuivre des études germanistes. Il quitte la ville, sans diplôme, pour s’installer à Murnau et se consacrer entièrement à l’écriture. Près d’un an plus tard, il part pour Berlin où une maison d’édition lui offre un contrat qui lui permet de vivre de sa plume. En 1931, il obtient le prix Kleist pour sa pièce Légendes de la forêt viennoise. Il rejoint Vienne qu’il quittera à son tour pour échapper au nazisme. Après quelques détours par des grandes villes européennes, Ödön von Horváth pose ses valises à Paris, en 1938. Malheureusement, la capitale française lui sera fatale : lors d’une tempête, il est tué par une branche d’arbre sur les Champs-Élysées, près du Théâtre Marigny. Auteur de dix-sept pièces de théâtre et de trois romans, Ödön von Horváth longtemps méconnu, a été redécouvert ces trente dernières années.
Production : NTGent, Veenfabriek
Coproduction : Festival d'Avignon, deSingel, Grand Théâtre de Luxembourg, Festival d’Athènes, Charleroi Pôle Lyrique (PBA+Eden) avec le soutien du Ministère de la Communauté Française de Belgique, Schauspiel Köln, Stadsschouwburg Utrecht et Vrede van Utrecht 2013, Théâtre Nanterre-Amandiers.