Affiche

Pascal Béjean & Florence Lebert

Les Coloniaux

Du 07 janvier au 13 février 2009

Transformable
À 20H30 sauf le dimanche à 15H30 — Relâche le lundi
Duré 1h25

Texte Aziz Chouaki
Mise en scène Jean-Louis Martinelli
 
Scénographie Gilles Taschet
Lumières Jean-Marc Skatchko
Vidéo Pierre Nouvel

Avec

Aziz Chouaki

Hammou Graïa


Les décors sont réalisés par les ateliers du Théâtre Nanterre-Amandiers.

Le texte Les Coloniaux est publié aux Éditions Mille et une nuits.

Production : Théâtre Nanterre-Amandiers

 

Avec le soutien du Fonds de Développement de la Création Théâtrale Contemporaine.


C’est l’une des écritures les plus singulières du théâtre francophone contemporain. Né en Algérie, Aziz Chouaki fuit l’islamisme pour venir vivre, dès 1991, en France. Après un travail universitaire sur l’Ulysse de Joyce, il publie à 30 ans un recueil de poèmes, puis un premier roman, Baya. Passionné de musique, joueur de guitare, il s’initie au blues et au jazz. Il aime les sons, le rythme, la pulsation, un goût qu’il réinjecte dans ses écrits de théâtre. La scène l’appelle. Jean-Pierre Vincent, pour commencer aux Amandiers de Nanterre, Baya en 1991, puis Gabriel Garran, qui en 1997, l’invite à mettre en scène son texte Les Oranges. Depuis, y compris dans ses romans (Aigle, L’Étoile d’Alger, Arobase), Aziz Chouaki travaille une langue qu’il qualifie d’«hybride, violente et mosaïque». Une langue bien à lui et qui charrie des sources aussi diverses que le kabyle «l’arabe des rues», mais aussi le souvenir de James Joyce et les improvisations sous contrôle du jazz. Mise en scène en 2004 par Jean-Louis Martinelli, sa pièce, Une virée, remporte un très vif succès.

Marocains, Algériens, Sénégalais, Annamites, les soldats coloniaux furent nombreux à tomber pour résister à l’offensive allemande, défendre Verdun et reprendre Douaumont durant la Première Guerre mondiale. Dans Les Coloniaux, Aziz Chouaki redonne vie à ces combattants des colonies par un va-et-vient incessant entre douceur du Maghreb et abomination des tranchées. Par le biais du conte, l’écriture va déconstruire bien des certitudes sur la guerre, l’héroïsme, la dignité, la liberté. Il y sera question d’un figuier magique et érudit, d’un narrateur anonyme qui vole dans les airs, des Pieds Nickelés, de bidasses en goguette, d’amour, de guerre...

 



 

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