Affiche

Pascal Béjean & Florence Lebert

Faces

Du 04 au 11 avril 2009

Grande Salle
À 21H — Relâche le lundi
Matinée exceptionnelle le samedi 4 avril à 16H
Durée 1h40

D'après le film de John Cassavetes
Traduction et adaptation Linda Blanchet et Daniel Benoin
Mise en scène Daniel Benoin

Décor et lumière Daniel Benoin
Son Martial Gauthier
Costumes Nathalie Bérard-Benoin
Assistante à la mise en scène Emmanuelle Duverger

Avec

Philippine Pierre-Brossollette

Valérie Bodson

Paul Chariéras

Paulo Correia

Frédéric De Goldfiem

Patrick Hastert

Catherine Marques

François Marthouret

Helena Noguerra


Co-production: Théâtre national de Nice / Les Théâtres de la ville de Luxembourg / Printemps des Arts de Monte-Carlo.


Une crise du couple qui est aussi une crise existentielle, c’est ce que vivent Maria et Richard Forst dans un moment-clé : une nuit de prise de conscience de l’illusion qu’est leur couple, du vide de leur existences , de la confusion qu’ils entretiennent entre agitation et qualité ou densité de vie. L’univers humain qui les entoure est à leur mesure, fait de suffisance matérielle, de mépris, de stupidité satisfaite et de refus du réel.

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Né en décembre 1929 à New York, John Cassavetes abandonne ses études de médecine pour s’inscrire à l’American Academy of Dramatic Arts de New York afin de devenir comédien. En 1960, il s’essaye à la réalisation et tourne et joue dans Shadows (Prix de la Critique au Festival de Venise). La liberté de son écriture et l’autofinancement de ses productions font de lui le représentant d’une sorte de « nouvelle vague » à l’américaine et un pionnier du cinéma indépendant en marge du système hollywoodien. Il laisse derrière lui un nombre important de films, dont Faces (1968), Husbands (1970), Ainsi va l’amour (1971), Une femme sous influence (1974), Gloria (1980)… Mais aussi, une empreinte forte dans l’histoire du cinéma : son obstination pour l’indépendance financière et la liberté artistique, son amour pour les comédiens, sa volonté d’exacerber les sentiments, son recours perpétuel à l’improvisation, sans oublier son traitement de thèmes aussi complexes que l’autodestruction et la névrose.

Après l’expérience d’avoir mis en scène Festen, Daniel Benoin s’était promis de remettre en chantier ce type de recherche consistant à adapter au théâtre des films, souvent majeurs dans l’histoire du cinéma, qui ont pour caractéristique la recherche d’une proximité sinon d’une intimité entre les comédiens et le public. Chez Cassavetes, comme chez Vinterberg près de 30 ans plus tard, la caméra traque chaque visage, chaque intention, chaque émotion au plus près, au plus serré, comme pour voler aux acteurs-personnages ce qu’ils ont de plus personnel sinon de plus secret.
 Pour obtenir un résultat équivalent au théâtre, il est clair qu’il faut trouver le lieu qui permettra la proximité, la participation du public. Dans le cas de Faces, Cassavetes nous donne involontairement une solution : il a tourné le film dans son appartement pendant plus de 6 mois, faisant de ses canapés, de son lit, de sa cuisine, les lieux où se joue la quasi-totalité des scènes du film. Nous sommes sans cesse comme invités chez lui mais aussi chez ses personnages : Richard, Jeannie, Maria… Daniel Benoin veut, de la même manière, inviter les spectateurs de théâtre à être les témoins de l’histoire de ce couple qui semble se désagréger en une nuit et qui finalement se retrouvera peut-être le lendemain matin.


 

 

 

 

 


Faces d'après le film de John Cassavetes / Daniel Benoin
envoyé par Nanterre-Amandiers

 

 

 

 

 


Faces d'après John Cassavetes / Daniel Benoin
envoyé par Nanterre-Amandiers

 

 

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