A la mémoire d'Anna Politkovskaïa
Du 07 au 25 octobre 2008
Transformable
À 20 H 30 sauf le dimanche à 15H30 — Relâche le lundi
Débat dimanche 12 octobre à l'issue de la représentation : Anna Politkovskaïa : Le sens d'un engagement. L'avenir de la Russie.
Durée 2h05
Texte et Mise en scène Lars Norén
Texte français Katrin Ahlgren avec la participation D'Amélie Wendling
Scénographie et costumes Gilles Taschet
Lumière Benoit Gillet
Chorégraphe des actions Grégory Loffredo
Chant Giuseppina Mammone
Assistante à la mise en scène Amélie Wendling
Avec
Gauthier Baillot
Georges Becot
Alfredo Cañavate
Laurent Caron
Malin Crépin
Patrick Donnay
Agathe Molière
David Murgia
Clara Noël
Christophe Odent
Nicolas Struve
L'Arche est agent théâtral du texte représenté. Le texte A la Mémoire d' Anna Politkovskaïa n'est pas publié.
Co-production : Théâtre national de la communauté française, Bruxelles / Théâtre Nanterre-Amandiers / Riks Drama Riksteatern, Stockholm
Lars Norén est né en 1944 à Stockholm. Considéré comme le plus grand auteur dramatique suédois depuis August Strindberg, Lars Norén a commencé par écrire de la poésie avec Lilas, neige en 1963 puis Résidus verbaux d’une splendeur passagère. Après la poésie et les drames symboliques des années 60 et 70, Lars Norén écrit de nombreuses pièces dans les années 80 dont La Nuit est la mère du jour et Le Chaos est voisin de Dieu. Dans les années 90 débute une nouvelle phase de son œuvre avec Les Pièces mortes, treize drames publiés en 1995 et joués la même année dans les théâtres de Suède. Actuellement, Lars Norén est l’auteur dramatique contemporain le plus joué en France.
Depuis 2001, Lars Norén accompagne les saisons du théâtre, en mettant en scène lui-même La Mouette de Tchekhov et Guerre, ou en étant monté par Jean-Louis Martinelli Catégorie 3:1, Kliniken et Détails.
«C’est une pièce courte et terrible, la pire que j’ai écrite. Totalement noire et drôle. Dans un pays après guerre, hommes, femmes et enfants se battent pour survivre.
J’ai écrit cette pièce avant le meurtre d’Anna Politkovskaïa. Je n’ai pas pensé à elle ni à ses livres en l’écrivant. Mais quand elle a été assassinée, j’ai voulu donner ce titre-là à ma pièce. Parce que je veux que le public se souvienne de sa force, de son courage et de sa façon d’évoquer les effets et les ravages de la guerre sur les êtres humains.
Comme souvent dans mon travail d’écriture et de mise en scène, je m’intéresse à ce qui fait que les hommes survivent ou cessent de se battre. Qu’est-ce qui leur donne le pouvoir d’exister dans des conditions terribles? Année après année, j’essaie de poursuivre ma recherche, j’approfondis mon travail sur la flamme de l’espoir à l’intérieur de l’être humain. Qui continue de vivre même si tout semble impossible. Même si tout semble n’avoir aucun sens.»