Les noces de Figaro
Du 11 au 27 avril 2008
Grande Salle
À 20 H sauf le dimanche à 15 H 30
Ce spectacle fait l'objet d'une tarification particulière. Renseignement à la billetterie: 01 46 14 70 00.
durée 4h05 avec entracte
Opera buffa en quatre actes (1786)
Musique de Wolfgang Amadé Mozart
Livret de Lorenzo Da Ponte d'après Le Mariage De Figaro de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
Solistes de l'atelier lyrique
Orchestre des lauréats du conservatoire (Cnsmdp)
Direction musicale Sylvain Cambreling
Mise en scène Christoph Marthaler
Décors et costumes Anna Viebrock
Lumières Olaf Winter
Chorégraphie Thomas Stache
Chef des choeurs Till Drömann
Avec
Stéphane Degout
Christiane Oelze
Camilla Tilling
Luca Pisaroni
Christine Schäfer
Helene Schneiderman
Roland Bracht
Burkhard Ulrich
Eberhard Francesco Lorenz
Pauline Courtin
Frédéric Caton
Elisa Cenni
Marie-Adeline Henry
Jürg Kienberger
Production: Opéra national de Paris
En coréalisation avec le Théâtre Nanterre-Amandiers
Avec le soutien de Colas, La Fondation d'entreprise France Télévision, L'AROP, Ernst & Young
Un vent de folie traverse cette drôle de journée où Mozart et Da Ponte ont posé que jeunes et vieux, aristocrates et petites gens, sans oublier les bourgeois, tous veulent à tout prix s’apparier. Quant à leurs motivations, elles sont des plus variées : désir sincère, inconstant, bafoué, élan juvénile, seul intérêt, abus de pouvoir… Comme si Mozart avait voulu porter à la scène un sujet doublement d’actualité : un an auparavant Joseph II règlemente l’institution du mariage tandis que le compositeur, lui-même, a convolé en justes noces contre l’avis de son père.
À la réjouissante insolence de Mozart sur un tel sujet, le metteur en scène et sa décoratrice ne se sont pas dérobés : suspendue en hauteur du cadre de scène, une vision idyllique de paradis terrestre ironise gentiment sur ce rêve utopique tandis qu’il est reproduit, en bas, le hall désordonné de ces manoirs de campagne où de manière plausible le comte croise la femme de chambre, sa propre épouse, le jardinier du chérubin en maraude et qu’ainsi peut se nouer entre chacun le fil de ces désirs si dissemblables auxquels, s’étant librement convié à la fête, un «récitativiste» lunaire ajoute le grain de poésie et nostalgie qu’il convient lorsqu’il est question d’amour.
Vous pouvez regarder un extrait du spectacle sur le site de l'Opéra National de Paris en cliquant ici.