Ice
Du 12 au 23 mars 2008
Grande Salle
À 20H30 sauf le dimanche à 15H30 — Relâche le lundi
Durée 55 min
Mise En scène François Verret
Sur une idée de Graham F Valentine
A partir de la lecture d'un texte d'Anna Kavan
Direction musicale Graham F Valentine, Martin Schütz et Dorothee Munyaneza
Collaboration artistique à la partition sonore Alain Mahe
Scénographie Vincent Gadras
Lumières Christian Dubet et Gwendal Malard
Régie générale Karl Emmanuel Le Bras
Régie lumière Gwendal Malard ou Christian Dubet
Régie son Celine Seignez
Costumes Eve Le Trevedic
Avec la collaboration de Benedicte Gougeon
Création marionnette et tournage des images Jean-Marc Ogier
Montage images Rodolphe Dubreuil
Coordination générale Marion Piry
Avec
Alessandro Bernardeschi
Mitia Fedotenko
Hanna Hedman
Marta Izquierdo Munoz
Dorothee Munyaneza
Martin Schütz
Graham Valentine
Francois Verret
Remerciements : Régine Alonso, Sylvie Blum, Myriam Gabard, Cécile Kreshmar, Christophe Piederièrre, Eva Reboul, Morgane Salou, l’équipe du T.N.B
Ice, écrit en 1967 a été publié en français sous le titre Neige aux éditions Stock.
Production: Théâtre National de Bretagne – Rennes, Théâtre Nanterre-Amandiers, MC2 Grenoble, Espace Malraux – Chambéry.
François Verret est artiste associé au T.N.B.
La compagnie FV est subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Ile de France) et la région Ile-de-France.
C’est l’hiver. C’est l’hiver pour ceux qui sont là, immobiles, dans un état de vie partiellement suspendu avant une catastrophe qu’ils pressentent imminente. Ce qui interrompt le refroidissement de leurs vies c’est une voix. Cette voix réveille en eux des mémoires, des désirs, des visions.
«Je songeais à la glace envahissant le monde, projetant son ombre de mort lente. Des falaises de glace grondaient dans mes rêves, des déflagrations hallucinantes tonnaient, des icebergs se fracassaient, projetant d’énormes blocs dans le ciel comme des fusées. D’aveuglantes étoiles de glace bombardaient le monde de rayons qui fissuraient et pénétraient le sol, remplissant le noyau de la terre de leur froid mortel, renforçant le froid de la glace qui avançait. Et toujours à la surface, l’indestructible masse de glace allait de l’avant, détruisant implacablement toute vie sur son chemin. J’avais un terrible sentiment de hâte et d’urgence, il n’y avait pas de temps à perdre et je perdais du temps. C’était une course entre la glace et moi».