Porter cette oeuvre singulière et luxuriante à la scène était une véritable gageure. Un pari audacieux que Jean-Louis Martinelli a relevé. Une farce picaresque, républicaine et autoroutière.
Un parti pris de départ qui attrape, mine de rien, plein de questions essentielles de l'époque: l'utopie et le communautarisme, l'individualisme, la faillite du politique...
Brigitte Boucher incarne une présidente de la République (française, celle-ci) dont le discours vient bu... vient bu... vient buter sur... vient buter sur un mot sur deux, entraînant la salle dans une folie aussi hystérique que communicative.