Le Figaro, 23 mai 2005

La critique d'Armelle Héliot

Martinelli a trouvé les justes armes de la représentation (l'équipe artistique, décor, costumes, lumières, maquillages, est excellente). Jean-Pierre Bacri se joue avec aisance des difficultés (la cascade des bonnes histoires, qui ne doivent pas être seulement pittoresques) et trouve en Grégoire Oestermann, Baloun, l'idéal partenaire, sensible, mobile, remarquable.

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Le Monde, 24 mai 2005

L'interview de Rodolphe Burger par Bruno Lesprit

Jean-Louis Martinelli voulait un groupe de scène, une dramaturgie de cabaret, et que les comédiens chantent. C'est ce que souhaitait aussi Eisler.


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Les Echos, 26 mai 2005

La critique de Gilles Costaz


L'équipe donne sa force contemporaine à cette fable de naguère sur le faux idiot et le vrai dictateur.

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Les Lettres Françaises, mai 2005

La pièce de Brecht, et Jean-Louis Martinelli le metteur en scène nous le donne à voir et à entendre, est remarquablement construite, mêlant dans un même élan la drôlerie ravageuse à la tendresse pour le petit peuple pragois, le tout brassé avec des chansons dont on se demande pourquoi elles sont moins connues que celles de l'Opéra de quat'sous ou de Mahagonny.

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Libération, 2 juin 2005

La critique de Mathilde La Bardonnie

Il faut rendre justice à Martinelli de faire entendre de texte vital, monté une seule fois en France, par Planchon en 1961. Le réalisme drolatique, ou kitsch, désamorce l'humour noir, ou vert et tout cru, tantôt léger, tantôt appuyé, de Brecht, l'impitoyable lucide.

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L'Humanité, 13 juin 2005

La chronique théâtrale de Jean-Pierre Léonardini

Ce que produit Bacri en Schweyk est très intelligent, insidieux, inquiétant même, sans cesse à la lisière de la collaboration avec l'ennemi, pour ainsi dire. La ruse brechtienne est ici poussée dans ses derniers retranchements. La réalisation de Martinelli fuit toute théâtralité tapageuse, au risque de sembler terne. Du moins donne-t-elle à voir et entendre la fable, scrupuleusement interprétée en demi-teinte et bien chantée.

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