Médée-matériau
Du 18 mars au 24 avril 2005
Transformable
Relâche le lundi
Durée 1h10
Texte Heiner Müller
Mise en scene Anatoli Vassiliev
Texte français Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger
Scenographie Anatoli Vassiliev et Vladimir Kovaltchouk
Costumes Vadim Andreïev
Lumiere Ivan Danitchev
Composition Sonore Andreï Zatchessov
Prise de vue et montage video Alexandre Chapochnikov
Maquillage Marina Loïeskaïa
Accessoires Tatiana Michlanova
Training verbal Maria Zaïkova
Assistant a la mise en scene Sergueï Vladimirov
Avec
Valérie Dréville
Production : Théâtre de Moscou «école d'art dramatique»
La tournée en France du spectacle Médée-Matériau est produite par Trajectoire-Adm avec le soutien de l'Ambassade de France en Russie et avec la collaboration de l'AGECIF.
Le texte Médée-Matériau est publié aux Editions de Minuit.
L’an passé, nous vous présentions la Médée de Max Rouquette, proche de la trame narrative d’Euripide. Heiner Müller, lui, convoque une Médée solitaire en quête d’elle-même, de son identité, de sa vie. Depuis sa rencontre avec Anatoli Vassiliev, la solaire Valérie Dréville n’a eu de cesse de travailler avec le metteur en scène russe. Le maître et l’élève se sont retrouvés autour de Médée, l’épouse trahie, la mère infanticide. Assise, immobile sur une chaise, elle fume une cigarette qu’elle laisse se consumer. Médée ne tarde pas à l’habiter. Sur un écran vidéo, des images de mer défilent, berçant de flux et de reflux le rituel implacable qu’accomplit la Barbare. Parce qu’elle a aimé Jason, parce qu’elle l’a aidé à s’emparer de la Toison d’Or, parce qu’elle l’a suivi en Grèce, elle s’est retrouvée à ses côtés, seule et étrangère. Et puis il l’a trahie. Au travers des mots, elle met en pratique le rituel magique qui lui permettra d’oublier qu’elle a sacrifié son peuple et son pays à un amour mort. D’oublier Jason en détruisant ce qui le rattache à elle, y compris ses enfants.
Il s’agit là d’une femme qui se dépouille de son passé, se dénude corps et âme pour regagner son innocence. Qui, douloureusement, accouche d’elle-même.
Il s’agit d’une résurrection.