Le pont
30 novembre -1
Transformable
— Relâche le lundi
du 14 au 31 octobre 2003
TEXTE LAURENT VAN WETTER
MISE EN SCÈNE SOTIGUI KOUYATÉ
LUMIÈRE PASCAL NOËL
ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE ÉLODIE CHANUT
AVEC HABIB DEMBELÉ / HASSANE KOUYATÉ
LE TEXTE LE PONT EST PUBLIÉ AUX ÉDITIONS LANSMAN.
PRODUCTION : THÉÂTRE NANTERRE-AMANDIERS, THÉÂTRE VIDY-LAUSANNE, THÉÂTRE LE POCHE, GENÈVE.
Durée du spectacle : 1h15
Deux hommes qui ne se connaissent pas et que tout oppose se retrouvent une nuit sur un pont, la solitude au fond des poches comme une tentation de se laisser couler. Au cours de cette nuit, ils se questionnent, s’affrontent et se racontent. Tout y passe : mêlant les évidences et les éclairs de poésie, les deux hommes dévident avec humour l’absurdité de leur condition, interrogent la politique, l’argent et l’amour. De ce dialogue à bâtons rompus émergent petit à petit le non-dit, les aveux murmurés comme autant d’appels au secours, tout un échange en demi-teintes touchantes et drôles. Le Pont propose une réflexion sur la société occidentale et ses valeurs. L’absurde y révèle les aspérités de la condition humaine.
Hassane Kouyaté, acteur africain, vit depuis vingt ans en France. Lorsqu’il découvre Le Pont, il décide de le porter à la scène alors que, selon lui, ce texte pose des questions qui n’ont pas lieu d’être en Afrique. Les thèmes de la réussite individuelle et de la solitude des êtres lui semblent notamment appartenir à une problématique typiquement occidentale. Cette mise en scène confiée à Sotigui Kouyaté joue de la culture africaine comme d’un révélateur des travers de l’occident. L’africanité sans folklore éclaire cette nuit de solitude partagée. Ensemble, les deux personnages renoncent à faire le grand saut, et passent la rive pour une heureuse renaissance.