La vie est un songe
Du 07 au 25 janvier 2004
Transformable
— Relâche le lundi
Durée 2h45 avec entracte
Texte Pedro Calderón De La Barca
Mise en scène Guillaume Delaveau
Texte Français Céline Zins
Assistante à la mise en scène Célie Pauthe
Scénographie Aurélie Thomas
Lumière Cyrille Siffer
Son Thomas Costerg
Costumes Aurélie Thomas et Françoise Busolini
Maquillages, perruques Françoise Chaumayrac
Régie générale Yann Argenté
Conseiller littéraire Frédéric Picard
Avec
Thierry Bosc
Jean-Claude Jay
Laurent Joly
Régis Laroche
Françoise Lebrun
Régis Lux
Fabrice Pierre
Agathe Rouillier
Ismaël Ruggiero
La Vie est un songe est publié aux éditions Gallimard, collection Le Manteau d'Arlequin.
Production : Théâtre Nanterre-Amandiers, Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées, Espace des Arts, Chalon-Sur-Saône, Le Carreau, Forbach, Compagnie X Ici
“Qu’est-ce que la vie ? Un délire ? Une illusion, une ombre, une fiction ; et le plus grand bien est peu de chose, car toute la vie est un songe et les songes sont des songes...” Ce n’est pas une mais trois folles journées qu’il faut à Calderón pour nouer et dénouer les fils des intrigues qui s’entremêlent dans La Vie est un Songe.
Les astres ayant prédit que son enfant deviendrait un tyran cruel, Basile, roi imaginaire de Pologne, a fait élever son filsSigismond dans une prison, sans lui révéler sa véritable identité. Sentant venir la mort, le roi décide de mettre son fils à l'épreuve. Sigismond drogué est introduit au palais. Á son réveil, on lui révèle ses origines. Le prince manifeste alors des instincts violents et destructeurs ; il agresse le noble Astolfo, tente de violer la belle Rosaura et de tuer Clotaldo venu la défendre. À nouveau drogué, Sigismond est reconduit dans son cachot, où on lui raconte que les incidents du palais n’étaient que des rêves...
Outre les ambiguïtés de la relation père-fils, Calderón dénonce la parole manipulatrice qui vise à maintenir l’homme hors de la réalité pour mieux anesthésier sa capacité à créer et sa volonté d’agir. L’auteur pose ce faisant le problème toujours actuel de la place de la culture comme instrument de contrôle et de maîtrise du comportement naturel de l’homme. Guillaume Delaveau débarrasse la pièce du folklore baroque pour mieux questionner cette folle histoire de pouvoir.