La belle meunière
30 novembre -1
Grande Salle
— Relâche le lundi
28, 29,30 novembre et 6, 7 décembre 2003
MISE EN SCÈNE CHRISTOPH MARTHALER
DRAMATURGIE STEFANIE CARP ET ARVED SCHULTZE
SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES ANNA VIEBROCK
LUMIÈRE HERBERT CYBULSKA
ARRANGEMENTS MUSIQUE ROSEMARY HARDY, MARKUS HINTERHÄUSER, CHRISTOPH HOMBERGER, CHRISTOPH KELLER ET CHRISTOPH MARTHALER
CORÉALISATION : THÉÂTRE NANTERRE-AMANDIERS, FESTIVAL D’AUTOMNE À PARIS
AVEC LE CONCOURS DE PRO-HELVETIA
Ce pourrait être une jolie fable mélancolique, l’histoire attendrissante et un peu mièvre d’un jeune meunier épris d’une ingrate mais jolie meunière qui le laisserait se morfondre, malade d’amour, sous les ailes de son moulin…
Mais Christoph Marthaler n’hésite pas à bousculer notre conception édulcorée du romantisme Schubertien. De ce cycle de vingt lieder accompagnés de poèmes de Wilhelm Müller, il tire un opéra loufoque et époustouflant. Réveillant la folie de l’esprit romantique, il dé-folklorise Schubert, et multiplie le nombre de meuniers et de meunières, qui tous chantent, jouent, souffrent, se cherchent, trébuchent et espèrent au bord du torrent, à l’ombre du moulin. À travers cette prolifération des doubles et des reflets se joue en effet l’essentiel. Chacun comprend alors que notre meunier n’est en réalité amoureux que de lui-même…
À mille lieues d’une version classique, Christoph Marthaler compose à partir de cette série de lieder un véritable drame romantique qu’il mène tambour battant, dans la plus grande drôlerie.