Affiche

Labomatic

Médée

Du 02 octobre au 16 novembre 2003

Grande Salle
Relâche le lundi
Durée 1h50 (sans entracte)

Texte Max Rouquette
Mise en scene Jean-Louis Martinelli

Musique Ray Lema
Scénographie Gilles Taschet
Costumes Patrick Dutertre
Lumière Marie Nicolas
Son Philippe Cachia
Collaboration artistique Florence Bosson
Coiffures & maquillages Françoise Chaumayrac

Traduction des chœurs en Bambara Habib Dembele et Odile Sankara

 

Avec

Ténin Dembelle
Awa Diawara
Adiaratou Diabate
Assetou Demba
Bakary Konate
Karidia Konate
Fatimata Kouyate
Léontine Ouedraogo
Moussa Sanou
Hamadou Sawadogo
Félicité Waouassi
Blandine Yaméogo
Mamara Thiam
et deux enfants (En Alternance) David Amouzou / Fode Adam Diallo / Demba Dicko / Alex Exantus / Massiré Gassama / Erwin Stan Mbetchou / Ydriss Mohamadou-Lamine /Randy Ngal


Le texte Médée est publié aux éditions Espaces 34.

Coproduction : Theatre Nanterre-Amandiers
Avec le soutien de l'AFAA, Association Française D'action Artistique
de l'AIF, Agence Intergouvernementale de la Francophonie
et de la SPEDIDAM, Societe de Perception de et Distribution des Droits des Artistes-interpretes de la Musique et de la Danse.
Avec le soutien du centre culturel Henri Matisse de Bobo-Dioulasso et de son directeur Laurent Bardou ainsi que de Traces Théâtre et de son directeur Moussa Sanou.


Magicienne d’origine royale, Médée est celle qui, par amour, accepte de tout quitter. Elle trahit les siens en aidant Jason à s’emparer de la Toison d’Or, puis s’enfuit avec lui. Ensemble, ils ont deux fils.. Mais un jour, l’ambitieux Jason, oubliant ses serments et ce qu’il doit à Médée, décide d’épouser Creüse, la fille du roi Créon. Femme bafouée, extrême dans son désir de vengeance, Médée ira jusqu’au bout, jusqu’au pire, jusqu’à l’impensable pour punir le parjure.
C’est lors d’un voyage au Burkina Faso que Jean-Louis Martinelli, saisi par l’évidente dimension tragique de l’Afrique, conçoit l’idée d’aborder le texte de Max Rouquette, lumineusement inspiré de la Médée d’Euripide. Sur cette terre, magie, superstition et sacré font bon ménage avec le quotidien. Les démocraties balbutiantes, la brutalité des guerres ethniques, les frontières fragiles donnent une violente résonance à cette tragédie de l’appartenance et de l’exil. Dans ce paysage africain aux allures antiques, Médée attend le retour de Jason.

Aux cris et aux exhortations de la fille du soleil répondent les chants composés par Ray Lema pour le chœur des femmes Bambaras. C’est là que le vaillant argonaute apprendra à la mère de ses enfants qu’il lui préfère le pouvoir et l’argent. Alors, Médée, l’exilée trahie, deviendra l’héroïne trop humaine d’un crime passionnel.