La Mouette

30 novembre -1

Transformable
— Relâche le lundi

du 9 au 13 avril 2002

Spectacle en suédois surtitré

TEXTE ANTON TCHEKHOV
MISE EN SCÈNE LARS NORÉN
SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES  CHARLES KOROLY
LUMIÈRE ERIK BERGLUND
MAQUILLAGE MARIA TOTH
ACCESSOIRES BRITT-MARIE ERIKSSON

AVEC BJÖRN BENGTSSON / PER BURELL / BENGT CW CARLSSON / SÖLVE DOGERTZ / MARIA HEISKANEN / MICHALIS KOUTSOGIANNAKIS / CHATARINA LARSSON / VINETA LYXELL / EVA MILLBERG / ÅSA PERSSON / SVEIN TINDBERG

PRODUCTION : RIKS DRAMA / RIKSTEATERN


Lars Norén est en double aux Amandiers : comme auteur, avec Catégorie 3:1 que monte Jean-Louis Martinelli. Comme metteur en scène avec La Mouette de Tchekhov, dont, finalement, il n’est pas si éloigné : avec une certaine tendresse, sans la moindre complaisance, l’un et l’autre observent les individus à l’intérieur d’un groupe en équilibre instable, au bord de la chute. Surtout, l’un et l’autre s’attachent à l’irrémédiable dégradation des rapports amoureux.
-  "Aimer un être inaccessible, être aimé de quelqu’un qu’on ne peut pas aimer. Nous avons tous vécu cette expérience que La Mouette dépeint d’une manière extraordinairement puissante et musicale" écrit Lars Norén.
Depuis longtemps le théâtre de Tchekhov a oublié la "petite musique nostalgique" qui l’a souvent accompagné, et défini. Ni mélancolie, donc, à propos d’une société raffinée disparue dans les poubelles de l’histoire. Ni peinture au noir d’un monde égoïste, cruellement vaniteux :
-  "Après plusieurs années où nous nous sommes nourris de pièces sombres et graves, les spectateurs et nous-mêmes cherchons la joie, la lumière, la beauté, le désir… Toutes sensations que La Mouette nous offre".
Cette vision irradiante, d'une certaine manière, rejoint l'admiration de Jean-Louis Martinelli, quand il monte Platonov, pour l'extravagante vitalité des anti-héros tchékhoviens. Ce n'est qu'un début pour l'homme du Nord et celui du Sud : il est question d'un compagnonnage dans le temps aux Amandiers de Nanterre.