L’échange
Du 28 septembre au 10 novembre 2001
Grande Salle
Relâche le lundi
Texte Paul Claudel (Premiere Version De 1893)
Mise En Scène Jean-Pierre Vincent
Dramaturgie Bernard Chartreux
Décor Jean-Paul Chambas
Costumes Patrice Cauchetier
Lumière Alain Poisson
Son Philippe Cachia
Assistant Mise En Scène Eric Jakobiak
Assistante Décor Carole Metzner
Avec
Pascal Bongard
Julie Brochen
Jérôme Huguet
Elisabeth Mazev
Production Théâtre Nanterre-Amandiers
Face à l’océan, deux couples et le désir. "De la chair, du sang, de l’alcool, des dollars, des tempêtes, un incendie". Voilà les éléments que Jean-Pierre Vincent retient de L’Échange, qui l’ont fait rêver. Et bien sûr le langage proprement théâtral de Claudel, si éloigné du quotidien, simultanément lyrique et terrien.
- "Je ne cherche pas à monter "une" pièce de Claudel, mais celle-ci, précisément, dans sa première version écrite en 1893 à New York. Claudel est diplomate. Nommé là-bas, il est seul, étranger à tout. Il observe effaré l’immensité du continent et le monde de l’argent. La façon dont le financier Pollock en parle pourrait se rencontrer chez Marx. Cela dit, il n’est pas question d’une mise en scène "marxiste". Avant tout, L’ Échange parle de passion".
- "Claudel découvre les relations du capitalisme avec le puritanisme protestant, avec cette morale de la prédestination qui justifie tous les comportements. Il traduit l’Agamemnon d’Eschyle, baigne dans la tragédie. Et puis il porte en lui le regret de traditions françaises, d’une sorte de catholicisme médiéval, regret qu’il transmet au personnage de Marthe".
Marthe, la paysanne exilée par amour pour Louis Laine, l’Américain sauvage. Pollock le Trader, Lechy Elbernon l’Actrice dans tous ses états. Quatre personnages dont chacun enferme quelque chose de Claudel. Deux couples au bout du monde. Monde fini, qui disparaîtra dans l’incendie final. Pour laisser la place à notre siècle ?