Carnet d'un disparu
Du 18 au 30 septembre 2001
Transformable
Relâche le lundi
Spectacle musical en français (prologue) et en dialecte tchèque
Zápisník Zmizelého (1917-19)
sur un poème signé "de la plume d'un autodidacte"
Musique Leos Janacek
Direction musicale Alain Planes
Mise en scene Claude Regy
Traduction française Eugene Hartman-Moussu
Decor Daniel Jeanneteau
Lumiere Dominique Bruguiere
Costumes Isabelle Perillat
Avec
Adrian Thompson (Tenor)
Hana Minutillo (Mezzo-Soprano)
Anne Horbach (Soprano)
Anna-Pia Capurso (Mezzo-Soprano)
Martine Gaspar (Alto)
Alain Planes (Piano)
Yann Boudaud
Benedicte Le Lamer
Coproduction : Kunsten Festival des Arts-Bruxelles / Theatre Royal de la Monnaie-Bruxelles / Les Ateliers Contemporains-Paris / T&M-Nanterre / Centre Musical National d'Orleans / Culturgest-Lisbonne / Muziektheater Transparant-Anvers
Representations à Nanterre les 18 et 19 septembre 2001 dans le cadre du Festival Alternative Lyrique
Spectacle créé le 16 mai 2001 a Bruxelles, Kunsten Festival des Arts
C’est en 1916 que paraissent dans un journal tchèque des poèmes anonymes relatant une histoire d’amour authentique. Faisant écho au style des chansons-ballades populaires, ils livrent l’histoire d’une passion contrariée par le conflit entre deux mondes : celui de la morale paysanne traditionnelle et, à l’opposé, celui de la liberté chère aux tsiganes. Le dénouement, proche en cela de la tragédie grecque, voit le jeune paysan rompre avec ses attaches pour risquer l’inconnu. Leoš Janáček s’empare alors de ces poèmes pour composer le fameux Carnet (ou Journal) d’un disparu.
"Tout séduit et surtout ce qui pourrait rebuter", dit Claude Régy. "La durée d’abord si anormalement brève, le minimalisme des moyens, un seul piano pour orchestre, un chœur peu développé composé de trois jeunes filles, un ténor, une voix d’alto à peine présente, image brouillée selon Janáček, comme une apparition, et surtout le caractère inclassable, ni opéra, ni oratorio, pas un Lied non plus. On excède toutes les démarcations".
Le Carnet d’un disparu est bien une œuvre à part, prémisse d’un théâtre musical nouveau - comme le sont à leur manière datant de cette même époque, l’Histoire du soldat de Stravinski ou le Pierrot lunaire de Schoenberg. Pour le mettre en scène, Claude Régy fait référence à Janáček lui-même, qui "ne parle que de la lumière, de cette anomalie du clair-obscur, qui démontre que l’obscurité enferme de la lumière". Il trouve en Alain Planès un complice remarquable, dont les interprétations et enregistrements de Janáček font référence. Le prologue est confié à deux comédiens afin que le sens des mots soit parfaitement entendu.