Plage ultime

Du 1er au 23 février 2013

Plage ultime

Plage ultime

Salle Transformable

Tous les jours à 20h30 sauf le dimanche à 16h et le jeudi à 19h30 – Relâche le lundi et le mardi

Durée : 1h40

De Séverine Chavrier

 

Scénographie Vincent Gadras

Son Philippe Perrin

Lumière Christian Dubet

Costumes Laure Maheo

Vidéo Benoît Simon

Images Jules Zingg

 

Avec :

Bénédicte Cerutti

Séverine Chavrier

Marta Izquierdo Munoz, Elise Olhandéguy en alternance

Natacha Kouznetsova

Mika Kaski

Laurent Papot

et la participation de Hugo Cardinali


Production : Festival d’Avignon, Théâtre Nanterre-Amandiers

Coproduction : Théâtre Nanterre-Amandiers, MC2: Grenoble, Espace Malraux Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, compagnie La Sérénade interrompue

Avec le soutien de l’ADAMI, de la Région Île-de-France, de la DRAC Île-de-France, du Dicréam.

Accueil en résidence au Centquatre-Paris.

Plage ultime, Présentation

Plage ultime est une proposition théâtrale et musicale inspirée en partie de l’oeuvre de l’auteur de science-fiction britannique James Graham Ballard. La réflexion de l’écrivain sur notre société consumériste et touristique, héritière d’un XXe siècle sanglant mais aussi gravement optimiste, aux possibilités illimitées, va croiser des lectures de Mike Davis, Shakespeare, Nicolas Bouvier, Michelet, Scott Fitzgerald .

 

« Voyeurisme, dégoût de soi, puérilité de nos rêves et de nos aspirations- ces maladies de la psyché sont toutes contenues dans le cadavre le plus considérable de l’époque : celui de la vie affective ». Pour J.G Ballard, la science fiction d’anticipation n’est pas une fantaisie sur un avenir incertain mais bien une introspection sur un ici et maintenant. Métaphores extrêmes pour situations extrêmes : c’est de cette exigence de regard et d’humour noir que Séverine Chavrier a voulu s’emparer dans ces fictions éclatées.

 

Corps blessés, demi-tour interdit, valise sans propriétaire, foire aux atrocités du tout-image, maladies électives. Que nous est-il possible de supporter, où commencent et s’arrêtent réellement notre agressivité et notre ambivalence dans cette vaste odyssée de la rancune ? Et Ballard ne lâche rien à cette logique du pire qui est tout à la fois prémonition, alerte désespérée, foi en l’action et immense potentialité théâtrale.

Un hall d’aéroport, sas qui ne mène nulle part, hall anonyme et répétitif qui nous fait passer d’un monde à un autre en quelques heures d’avion, lieu d’attente, de transition, de suspension.

Partir, rester. Comment changer de tempo, laisser les avions au sol, tout d’un coup ralentir ? Préfère-t-on être partout chez soi (tourisme) ou toujours encore étranger à soi-même (le Wanderer)? Au prix de quelle laborieuse fête ininterrompue, pourrions-nous retrouver un horizon ?

La plage ultime, l’ultima spiaggia qui veut dire en italien dernière chance, serait donc ce dernier sas … à moins qu’elle n’en soit seulement la dernière musique.

 

En avril 2010, Séverine Chavrier a présenté au Théâtre Nanterre-Amandiers Épousailles et Représailles d’après Hanokh Levin, reprise dans le cadre du Festival Impatience de l’Odéon en juin 2011.

 

Cette saison nous la retrouverons avec Plage ultime, spectacle créé au Festival d’Avignon 2012.


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