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Résumé

Acte I

Trois habitants de Loches, Gévaudan, son frère Alfred, et sa sœur Laure, sont venus à Paris afin de s’y marier. Croyant s’adresser à une agence matrimoniale, ils aboutissent par erreur à un bureau de placement pour gens de maison. Il se trouve qu’à ce moment-là, le docteur Saint-Galmier, propriétaire d’un asile psychiatrique a besoin de trois domestiques : il les engage. Ceux-ci, de leur côté, s’imaginent que le docteur, sa fiancée Léonie et sa soeur Rachel sont les partis qu’on leur destine. La situation est compliquée par l’existence d’une certaine Michette, qui est le “fil à la patte” du médecin.

Acte II

Chez Saint-Galmier, le jour de son mariage. A la suite de ce double quiproquo, les “fiancés de Loches” jugent bizarre le comportement de leurs partenaires et le médecin porte sur eux un jugement identique. D’autant qu’Alfred, Gévaudan et Laure usent, à l’égard de ceux qui les emploient, de familiarités déplacées. Finalement le docteur les prend pour trois déments dont on vient de lui signaler l’évasion et il les fait enfermer dans son établissement.

Acte III

Au “Louvre hydrothérapique”, la maison de santé du docteur Saint-Galmier. Les fiancés s’imaginent que les traitements qu’on leur fait subir font partie du cérémonial des mariages parisiens. On tente notamment d’user d’une nouvelle thérapeutique : la danse. Puis on en revient à des méthodes plus classiques : on les douche et on leur fait prendre des bains. Finalement tout s’explique : on apprend que les trois fous évadés ont été repris. On libère les fiancés qui retournent à Loches.

 

Henry Gidel in Georges Feydeau,

Théâtre complet, tome I, Classiques Garnier, Bordas

Georges Feydeau cité par Adolphe Brisson

“Lorsque je suis devant mon papier et dans le feu du travail, je n’analyse pas mes héros, je les regarde agir, je les entends parler ; ils s’objectivent en quelque manière, ils sont pour moi des êtres concrets ; leur image se fixe dans ma mémoire, et non seulement leur silhouette, mais le souvenir du moment où ils sont arrivés en scène, et de la porte qui leur a donné accès. Je possède une pièce, comme un joueur d’échecs son damier, j’ai présentes à l’esprit les positions successives que les pions (ce sont mes personnages) y ont occupées. En d’autres termes, je me rends compte de leurs évolutions simultanées et successives. Elles se ramènent à un certain nombre de mouvements. Et vous n’ignorez pas que le mouvement est la condition essentielle du théâtre et par suite (je puis le dire sans immodestie après tant de maîtres qui l’ont proclamé) le principal don du dramaturge.”

 

“Une leçon de vaudeville”, dans Portraits intimes, V