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La billetterie du théâtre sera fermée du 14 juillet au 21 août inclus. La réservation par internet reste ouverte !

Le Silence des Communistes

D’après

Vittorio Foa, Miriam Mafai et Alfredo Reichlin

Texte français et mise en scène

Jean-Pierre Vincent

Le Silence des Communistes

Le Silence des Communistes

Nous sommes heureux de saluer le retour de Jean-Pierre Vincent au Théâtre des Amandiers qu’il a dirigé 12 ans. Jean-Pierre Vincent redevenu metteur en scène indépendant a créé une compagnie, Studio Libre.

 

Ont-ils cru à la révolution du grand soir, Vittorio Foa, Miriam Mafai et Alfredo Reichlin, ces trois militants du Parti communiste italien qui s’interrogent sur leur engagement dans la vie politique italienne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale? Certainement, mais ils ont toujours cru à la nécessité de s’engager dans la transformation pratique de l’état des choses, de la société italienne réelle. Et il est bouleversant d’entendre ces ex-communistes «se déshabiller» de leurs vieux concepts pour regarder en face le monde actuel. Sans renoncer à leur patrimoine d’expériences, ils veulent penser une nouvelle communauté, trouver un discours politique nouveau et noble, honnête et franc, et qui, en ces temps de domination économique, laisse place aux rêves et à l’utopie. En choisissant une mise en espace au plus près du public, sans autre apprêt que le travail des trois acteurs, Jean-Pierre Vincent veut faire entendre directement ces voix qui nous somment de sortir du catastrophisme ambiant.

 

Dix ans après la chute du Mur, un syndicaliste italien prend sa plus belle plume et écrit à deux anciens responsables communistes, un homme et une femme : « Pourquoi vous taisez-vous ? D’où vient ce silence des communistes italiens ? N’y a-t-il pas deux mots à dire sur le vingtième siècle, les espoirs, les massacres, les réussites, les actes d’héroïsme lors de la seconde guerre mondiale, les erreurs engendrées par l’idéal communiste ? » Les deux vieux communistes répondent. S’engage alors un passionnant dialogue à trois voix. En réfléchissant sur le communisme, nous pouvons réfléchir sur le capitalisme. Toute entreprise humaine n’étant guidée que par une idée abstraite de la société, toute société incapable de ne reconnaître aucune valeur en dehors de l’argent, sont des entreprises sans culture, i.e. des sociétés barbares. À terme, elles sont condamnées. Les deux systèmes se sont développés avec la modernité et visent à la liberté. La liberté, en théorie, n’est pas le monopole des libéraux, contrairement aux oppositions faciles entre capitalisme et communisme, assimilés à liberté et égalité. Marx voulait faire passer l’homme du « règne de la nécessité au règne de la liberté ». Or qu’en est-il des libertés en régime capitaliste aujourd’hui ? Certes, elles ne sont pas écrasées sous une forme de violence et de terreur ouvertes. Mais la « démocratie » médiatique de masse les étouffe. Ce livre peut nous aider à mieux les protéger, à les reconquérir.

Du 13 au 27 septembre 2008
Avec

Charlie Nelson, Caroline Chaniolleau, Jean-Claude Leguay

Dramaturgie

Bernard Chartreux

Lumière

Alain Poisson

Dates

À 20h30, sauf le dimanche à 15h30

Relâche le lundi

Durée

1h35

Lieu

Planetarium

Production : Le Festival d’Avignon / Studio Libre

Le texte Le Silence des communistes est édité aux éditions de L’Arche.