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La billetterie du théâtre sera exceptionnellement fermée les samedis 8 et 15 avril 2017. La réservation par internet reste ouverte !

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Présentation

Un médecin surprend sa femme dans les bras du fils de son meilleur ami. Croyant à son suicide, l’épouse infidèle, l’ami, sa femme et leur fils ouvrent son testament : ils y trouvent quelques secrets qui les impliquent tous et qui semblent remettre en cause l’ordre établi.

L’idée de monter, pour la deuxième fois, une pièce de Sacha Guitry m’est venue en plein milieu des représentations de Faces au Printemps des Arts de Monte-Carlo ce mois d’avril 2007. Le dispositif scénique que j’avais inventé pour l’adaptation théâtrale du film de John Cassavetes m’est apparu soudain comme le cadre idéal pour revisiter tout le théâtre bourgeois des XIXème et XXème siècles, toutes ces pièces qui se déroulent dans l’endroit le plus convenu de ce type de théâtre : le salon.

 

C’est le défi que je me suis lancé en montant Le Nouveau Testament, cette pièce magnifique de Sacha Guitry, dont on célèbre cette année le cinquantième anniversaire de la mort. En 1992, j’avais déjà abordé cet auteur réputé commercial et inimaginable dans un grand théâtre public, en montant Quadrille, écrite en 1936. Comme toujours, Guitry, totalement insensible à l’Histoire, évite d’introduire le contexte, la conjoncture ou tout simplement l’époque pour laquelle il écrit. J’avais essayé de montrer le double regard que l’on pouvait porter sur la pièce en la faisant se dérouler en juin 36.

Le Nouveau Testament, lui, est écrit en 1934, après le 6 février. J’imagine volontiers que le personnage de Jean perde sa veste ce jour-là, au moment où les ligues fascistes tentent de prendre le pouvoir en France… Cette mise en perspective qui je l’espère, aura le même impact qu’a eu Quadrille, pourrait ainsi contribuer à ouvrir des voies nouvelles et inattendues pour celui qui, s’inscrivant avec force dans le genre de la comédie à la française, est incontestablement l’un des successeurs de Molière.

 

Daniel Benoin