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La billetterie du théâtre sera fermée du 14 juillet au 21 août inclus. La réservation par internet reste ouverte !

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Introduction

Comme souvent dans les manuscrits du dramaturge suédois le plus estimé depuis August Strindberg, certaines répliques restent dans vos pensées pendant des jours, peut-être même des années après les avoir entendues pour la première fois.

Gunnar Rehlin

 

Dans la pièce Kliniken, les patients et l’environnement de l’hôpital psychiatrique donnent une image effrayante de notre temps. Lars Norén montre aussi un nouveau pathos socio-politique. Il nous dévoile les gens au fond de notre société et comment nous sommes tous dans une « maison » qui commence à s’écrouler. C’est une effrayante, terrible et brillante pièce d’aujourd’hui.

Jury du Nordic Drama Award

 

Espace commun d’une clinique psychiatrique, lieu de rassemblement pour les hommes qui ont été exclus par l’économie sociale et apparemment ne sont pas pressés d’y retourner. Parmi eux, Martin qui a réussi dans la pub avant d’apprendre qu’il était séropositif. Sa femme et ses enfants l’ont quitté et il s’est effondré. Maud, une secrétaire de 52 ans souffre de dépression nerveuse chronique, cela empire tous les 2 ans. Markus, schizophrène est là depuis toujours. Mohammed attend la réponse à sa demande d’asile, sa famille a été massacrée par ses voisins serbes. Roger, skinhead, a tendance à insulter sauvagement et à agresser les autres. Sofia, anorexique, 18 ans, se sent déjà très vieille. Un animateur affirme être leur infirmier, mais finalement qu’importe, la différence est le fruit du hasard. Les 13 personnages de Kliniken vivent dans leur bulle et tournent autour de leur propre nombril.

 

Dans cette pièce documentaire, Lars Norén fait le constat de la maladie de la société et atteste de la santé flamboyante de ceux que l’Etat a déclaré fous. Eux, en effet, poursuivent « à l’intérieur » ce qui est valable à l’extérieur: la théorie néodarwiniste et néolibérale de la loi du plus fort.

 

Là, dans cet espace psychiatrique, la communauté suit ses intérêts égoïstes et les lois hiérarchiques. Là, frustrations et agressions se déchargent sur les plus faibles et l’on meurt de manière terrible et angoissante.

 

Kliniken a reçu en 1998 le Nordic Drama Award, remis tous les deux ans à un auteur scandinave pour l’une de ses pièces. Ce spectacle sera l’occasion d’un nouveau rendez-vous de Jean-Louis Martinelli avec Lars Norén : après avoir monté Catégorie 3.1 en 2000 et accueilli deux mises en scène de l’auteur suédois aux Amandiers (Måsen/La Mouette en 2002, Guerre en 2003), il aborde Kliniken, l’une des 14 pièces dites « pièces mortes » (De döda pjäserna), 14 pièces écrites de 1989 à 1995 où Norén explore le monde capitaliste de la fin du XXème  siècle et l’image collective que nous avons de nous-mêmes, particulièrement celle résultant de circonstances extérieures comme l’effondrement de l’Etat providence.