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La billetterie du théâtre sera fermée du 14 juillet au 21 août inclus. La réservation par internet reste ouverte !

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Présentation

Une joute verbale…

Odile Sankara, Moussa Sanou et Pierre Hiessler seront les guides de ce voyage sur les traces de Jacques Jouet, poète et romancier dont on a pu entendre sur France Culture le roman- feuilleton La République de Mek-Ouyes. Jacques Jouet nourrit une véritable passion pour le continent africain où il séjourne régulièrement. Il en a ramené un texte réjouissant : Mitterrand et Sankara, inspiré d’une rencontre en 1986 à Ougadougou entre le président français et le chef d’état du Burkina Faso, une joute verbale entre ces deux présidents, accompagnés par un troisième personnage « Le Théâtre simple », allégorie de l’art scénique qui propose une règle du jeu un peu particulière pour le déroulement de la pièce, lequel est amené à changer à chaque représentation.

Notes du metteur en scène

« Sur l’initiative de l’A.F.A.A., je pars, en juillet 2001, à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, animer un stage de formation d’acteurs. Nous avons abordé l’œuvre de Max Rouquette, Médée.

Moussa Sanou, qui participe à notre stage côté burkinabé m’informe d’un stage d’écriture qu’il a suivi, animé par Jacques Jouet. A ce moment-là, je connaissais l’existence de Jacques Jouet mais je n’avais encore rien lu de lui.

Après La République de Mek-Ouyes, j’ai pris contact avec Jacques. Il me parle alors d’un texte qu’il avait écrit à Ouagadougou, Mitterrand et Sankara. Après avoir lu ce texte, j’ai eu immédiatement le désir de le donner à entendre. Ce spectacle vient donc faire écho à mon propre séjour et s’inscrit comme une étape dans le processus qui nous à mené en 2003 à la réalisation de Médée avec notamment Odile Sankara et Moussa Sanou ».

Jean-Louis Martinelli

 

Une première création a vu le jour en 2002 avec Charles Berling, Justine Sawadogo et Moussa Sanou. Nous avons eu l’envie de poursuivre cette aventure, en donnant une seconde vie à ce spectacle dans une nouvelle distribution avec Pierre Hiessler, Odile Sankara et Moussa Sanou, pour la recréation aux Amandiers en janvier- février 2008 et la tournée.

Jean-Louis Martinelli a également inclus au texte de fiction de Jacques Jouet, deux discours prononcés l’un par Thomas Sankara à l’ONU en 1984, l’autre par François Mitterrand à La Baule en 1990.

Extrait du texte

«Les personnages de cette pièce, outre moi qui parle d’art – et, je vous préviens, je suis assez intarissable (je compte sur votre endurance) – les personnages de cette pièce sont deux présidents de pays. Ce sont des personnages historiques, figurant, par conséquent, des êtres qui furent libres avant leur mort aussi attestée que le fût leur vie. J’ai dit qu’ils étaient morts, ce qui est vrai. Mais ce qui n’empêche pas qu’on parle d’eux, encore, et qu’on convoque ici pour le théâtre simple des copies, je le reconnais, bien approximatives. Il y a le capitaine président du Burkina Faso, Thomas Sankara. Il y a le président de la République Française, François Mitterrand. Entre nous, ce sont tous les deux de sacrés numéros.

François Mitterrand et Thomas Sankara. Ces deux phénomènes se sont rencontrés quelquefois, au milieu des années quatre-vingt. Et toujours, ils se sont attirés l’un l’autre, interrogés l’un l’autre, agacés l’un l’autre. Il est juste de dire que c’est plutôt le jeune Sankara qui, à ces occasions, fut en position de mordiller, parfois de mordre, les mollets septuagénaires du buffle d’apparence un peu hiératique et blasée.

Faites comme moi… fermez les yeux, quelques instants, et écoutez bien… La scène est sur la scène, et la scène représente la terrasse de la présidence, à Ouagadougou, le 17 novembre 1986. Le lieu est sobre et dépouillé. Des néons sont accrochés verticalement aux troncs des palmiers. Une longue table a été dressée. Chaque convive a devant lui trois verres. La nuit est douce, presque fraîche. Des chauve-souris dansent un ballet qu’il vaut la peine, un temps, de suivre. Leur cri est un beau cri inconnu dans les Landes. Il n’y aura pas de bande son. Ouvrez les yeux, vous êtes au théâtre, au théâtre simple.»

Apparition du théâtre simple

«Une pièce de Théâtre simple est une pièce courte (pas plus d’une heure de scène) à trois personnages. L’un se nomme le Théâtre simple. C’est un personnage théorique. C’est un personnage qui parle de la forme théâtrale et des règles de la ritualisation. Le Théâtre simple dit que le Théâtre simple est dit simple parce qu’il recourt à des moyens fondamentaux : corps, voix, parole. Lumières, décors, costumes, musiques, accessoires, n’étant à sortir que peu. Le Théâtre simple organise la circulation de la parole entre lui-même et deux autres personnages. Ces deux autres personnages ont, entre eux, une action fictive. A l’occasion, si besoin est d’un troisième personnage, le Théâtre simple intervient pour dépanner.

Les trois acteurs personnages de Mitterand et Sankara ont dans la bouche des grains de maïs. À un point précis de son texte, chacun d’eux, tour à tour, doit cracher un grain de maïs en direction d’une calebasse pleine d’eau. En cas de réussite, plouf, il continue son propre texte. En cas d’échec, il passe la parole au voisin. Il n’y a jamais deux déroulements scéniques identiques. La joute de Mitterrand et de Sankara n’est donc pas strictement identique suivant les représentations.

En particulier, on ne peut pas savoir à priori si c’est Sankara, Mitterrand ou le Théâtre simple qui aura le dernier mot.»

 

Jacques Jouet

Tournée

  • Le Granit : scène nationale de Belfort – Du 4 au 7 mars 2008
  • La Halle aux Grains : scène nationale de Blois – Le 11 mars 2008
  • Une tournée en Afrique centrale est en cours de préparation