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Introduction

Les Noces de Figaro est le premier des trois opéras que Mozart écrivit avec Lorenzo da Ponte. Le livret est tiré de la pièce de Pierre Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, qui, parce qu’elle mettait en scène un valet qui se révoltait contre son maître, avait été interdite par la censure pendant plusieurs années. En Autriche, la représentation de la pièce en allemand avait aussi été interdite par l’empereur Joseph II et c’est en éliminant les traits de satire politique trop saillants que Mozart et son librettiste obtinrent des autorités la permission d’en faire un opéra. De ce fait, les auteurs semblèrent déplacer le centre de gravité de la pièce (son aspect « révolutionnaire ») vers une question qui est au coeur de l’oeuvre de Mozart et que ses futurs opéras reprendront et amplifieront (la question de l’amour et des rapports entre les individus). Mais même s’ils sont atténués, les conflits de classes n’en sont pas moins présents et s’expriment parfois avec une violence plus grande que dans l’original.

 

Sur le plan de la construction musicale, Les Noces de Figaro marque une date dans l’histoire de l’opéra. Jamais jusqu’alors œuvre lyrique n’était allée aussi loin dans la diversité et la complexité de la forme pour traduire au plus juste la psychologie des personnages et l’évolution de l’intrigue. L’idée de mouvement est sans doute celle qui caractérise le mieux cette « folle journée ». A ce titre, le finale du deuxième acte, qui va de coup de théâtre en coup de théâtre, est un des meilleurs exemples de la perfection de cette mécanique…

La création

Les Noces de Figaro a été créé au Burgtheater de Vienne, le 1er mai 1786. La création parisienne eut lieu le 20 mars 1793, salle de la Porte Saint-Martin, dans une adaptation française de Beaumarchais lui-même.

L’oeuvre à l’Opéra de Paris

Après de nombreuses représentations en français à l’Opéra-Comique et une représentation en allemand donnée par l’Opéra de Vienne en 1928, l’oeuvre en langue originale est à l’affiche du Palais Garnier le 7 avril 1973, pour l’inauguration de la première saison de Rolf Liebermann. Sous la baguette de Sir Georg Solti, dans une mise en scène de Giorgio Strehler, des décors et des costumes d’Ezio Frigerio, Gundula Janowitz interprétait le rôle de la Comtesse, Mirella Freni celui de Susanna, Tom Krause celui du Comte, José Van Dam celui de Figaro et Frederica von Stade celui de Cherubino. Cette production fut reprise de nombreuses fois jusqu’en juillet 2003 avec de multiples distributions, parmi lesquelles on peut citer Margaret Price, Kiri Te Kanawa, Renée Fleming, Lella Cuberli, Soile Isokoski (la Comtesse), Gabriel Bacquier, Sergei Leiferkus, William Shimell, Bo Skovhus (le Comte), Jean-Philippe Lafont, Ferruccio Furlanetto, Ildebrando d’Arcangelo, Gerald Finley (Figaro), Teresa Stratas, Ileana Cotrubas, Lucia Popp, Ruth Ann Swenson, Maria Bayo, Ruth Ziesak, Barbara Bonney, Patrizia Ciofi (Susanna), Teresa Berganza, Trudeliese Schmidt, Cecilia Bartoli, Joyce DiDonato (Cherubino).