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La billetterie du théâtre sera fermée du 14 juillet au 21 août inclus. La réservation par internet reste ouverte !

Le Roi Lear

Texte

William Shakespeare

Texte français

Pascal Collin

Mise en scène

Jean-François Sivadier

Le Roi Lear

Le Roi Lear

La pièce Le Roi Lear de William Shakespeare rédigée probablement vers 1603, se caractérise par deux intrigues mêlées, sorte de variation sur le même thème avec des effets de miroir et d’inversion qui les enrichissent mutuellement. Le Roi divise son royaume en trois parts, qu’il destine à chacune de ses trois filles Goneril, Régane et Cordélia. Avant de procéder au partage, il leur demande de lui faire, publiquement, une déclaration de leur amour filial, en échange de quoi (et selon la qualité du texte), elles se verront attribuer une part plus ou moins opulente.

 

Le Roi Lear est une histoire de territoires et de corps. De places et d’identités. Le Roi descend du trône et le monde se déplace. Le Roi dépose la couronne et personne ne reconnaît plus personne. Le Roi décide d’être partout et nulle part en même temps, Kent transforme l’exil en liberté et chacun s’abîme : «Où suis-je? Où sont les autres? Qui suis-je? Qui sont les autres?». Être et ne pas être, c’est la question au centre de laquelle chacun a rendez-vous avec lui-même.

 

La première scène commence dans la lumière d’un optimisme suspect. Un geste, un mot, un trait sur une carte suffisent à renverser l’ordre de l’État et du monde. Les terres et les corps sont réunis ou séparés comme des marchandises. La scène s’achève dans la stupeur, l’explosion des familles et des frontières, l’effondrement des valeurs et des hiérarchies. Mais surtout dans la promesse d’un pays que Cordélia a désigné à son insu, une région de l’âme où la raison ne peut poser aucun masque, un endroit où Shakespeare attend ses personnages, un territoire déplacé et vide de toute représentation. La réponse de Cordélia achève d’en détruire l’équilibre.

 

Le Roi Lear, on pourrait dire, sans jeu de mots, c’est tout le théâtre à partir de rien.

Du 15 septembre au 27 octobre 2007
Avec

Nicolas Bouchaud, Stéphen Butel, Murielle Colvez, Vincent Dissez, Vincent Guédon, Norah Krief, Nicolas Lê Quang, Christophe Ratandra, Nadia Vonderheyden, Rachid Zanouda

Collaboration artistique

Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit et Nadia Vonderheyden

Scénographie

Christian Tirole

Costumes

Virginie Gervaise

Lumière

Philippe Berthomé

Son

Jean-Louis Imbert

Création musique

Fred Fresson

Collaboration au travail

Vincent Rouche, Anne Cornu et Frédéric Fresson

Régie générale

Dominique Brillault

Assistante à la mise en scène

Véronique Timsit assistée de Anne De Queiroz

Dates

À 20h, sauf dimanche à 15h30

Relâches les lundis et mardis

Durée

3h45

Lieu

Grande Salle

Producteur délégué : Théâtre National de Bretagne, Rennes

Coproduction : Festival d’Avignon, Théâtre Nanterre-Amandiers, La Rose Des Vents – Scène Nationale Lille Métropole – Villeneuve-D’ascq, Espace Malraux – Chambéry, Compagnie Italienne avec Orchestre, Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées.