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Attention nouveaux horaires : les intégrales de Notre Faust, saison 2, du 29 mars au 1er avril, auront lieu à 19h !

La Mort de Danton

Texte

Georg Büchner

Mise en scène

Jean-François Sivadier

La Mort de Danton

La Mort de Danton

« Chacun de nous est un gouffre ; on a la tête qui tourne quand on regarde au fond. »

 

Büchner a vu que la Révolution était un événement total dépassant le champ politique pour emporter tout l’espace social dans une danse folle. A vingt-deux ans, il a mis toute la Révolution dans son oeuvre.

 

Médecin, il décrypte et décèle toutes les passions des individus et de l’époque : l’ivresse et la violence du pouvoir, les noces de l’érotisme et de la pulsion de mort, le désespoir affolé des condamnés, la sottise menaçante du peuple embourbé dans sa misère.

Philosophe, il scrute les raisons intimes de la mort de Danton, en deçà même du politique : cette vitalité qui doute et qui s’épuise, ce gai savoir du néant qui conduit Danton et les siens vers une sorte de suicide.

Révolutionnaire, il est pris de vertige à propos de la Révolution, du chemin inéluctable qui mène Robespierre de la Vertu à la Terreur, et Danton de la défense du peuple à la corruption.

Amant, il trace de très simples et bouleversants portraits de couples : Danton et Julie, Camille et Lucile Desmoulins, nouvelle Ophélie.

Poète, il capte dans son alambic toutes les langues de la Révolution et trace une nouvelle dramaturgie, contre l’idéalisme de Schiller et Goethe. Les grisettes et les pauvres y tiennent des rôles aussi importants que les rois républicains de ce monde.

 

La Mort de Danton analyse au scalpel le douloureux accouchement d’une république: la profondeur de la pièce tient dans cette bataille qui les mêle et les oppose. Ces voix de la révolution sont tiraillées entre la force du peuple qui la rend possible et l’appel du pouvoir qui éloigne sa mise en oeuvre active. Interminable histoire d’une trahison continue.

 

Danton apparaît comme un errant suicidaire, figure terrienne du désir et de la liberté. Robespierre traduit l’idéal d’une politique sans faille, corps uni derrière une idée pure, figure céleste de l’ordre et de la vertu.

 

Ce cortège des figures du politique prend vite des allures picturales, chacune tenant un rôle dans cette allégorie de la révolution. Les prises de paroles, pour ou contre Danton, s’énoncent dans l’espace d’un théâtre, lieu polémique par excellence.

Du 23 septembre au 23 octobre 2005
Avec

Marc Bertin, Nicolas Bouchaud, Stephen Butel, Marie Cariès, Sarah Chaumette, Charlotte Clamens, Vincent Guédon, Frédérique Loliée, Christophe Ratandra, Jean-François Sivadier, Rachid Zanouda

Collaboration artistique

Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit

Texte français

Jean-Louis Besson, Jean Jourdheuil

Scénographie

Jean-François Sivadie, Christian Tirole

Costumes

Virginie Gervaise

Assistante costumes

Anne-Emmanuelle Pradier

Lumière

Ronan Cahoreau-Gallier

Assistante à la mise en scène

Véronique Timsit

Dates

À 20h30, sauf le dimanche à 15h30

Relâche le lundi

Durée

2h40 sans entracte

Lieu

Transformable

Coproduction : Théâtre Nanterre-Amandiers, Théâtre National de Bretagne – Rennes, Festival d’Avignon, Compagnie Italienne avec Orchestre, Mc2 Maison de la Culture de Grenoble

Avec le soutien de L’Adami et de la Région Île-De-France

Le Texte La Mort De Danton Est Publié Aux Éditions Théâtrales.